Actions

Work Header

Billets de l'avant 2019

Chapter Text

Une caresse doucement, sa joue est humide, elle pleure. Pourtant rien de triste si on se penche sur sa vie. Le plus beau jour de sa vie, celui de son mariage. Elle n’avait plus qu’à dire oui. Un simple mot pourtant si important. Elle vit clairement le sourire de sa compagne qui avait fait un pied de nez à la tradition en choisissant un pantalon blanc recouvert de paillettes vertes. Son haut ressemblait vague à un haut de costume pour homme alors qu’elle-même portait une jolie robe tout aussi blanche avec quelques décors roses. Aimant cette couleur plus que tout la voir sur elle la rassurait un peu. Elle pouvait entendre son cœur battre, si fort en elle. Elle était pourtant prête à sauter ce grand pas. Après cette cérémonie, elle serait lié officielle à celle qui ensoleillait sa vie depuis de longs mois, deux années entières et quelques jours. Pourtant, quand elle la vit à sa hauteur. Elle ne put s’empêcher de la trouver magnifique. Si belle pour elle, ses cheveux longs aussi vert que ses paillettes, ses yeux bruns rieurs et ses hanches soulignées par la coupe de ses vêtements. Elle serra doucement sa main fine. Elle vit son sourire. Le maire était là, son écharpe montrant son appartenance officielle à ce qui faisait autorité sur ces terres. Il les fixait depuis un moment, sans un mot. Il était impossible de rater cette présence. L’homme toussa bruyamment.

« Nous sommes ici pour unir par les liens sacrés du mariage ces deux femmes, avez-vous vos propres vœux ou dois-je continuer la cérémonie avec les mots habituels ?
- Non, nous avons des vœux.
- Bien, je conclurai avec mon autorité de maire.
- Merci. »

Elle vit sa future femme lui faire face. Elle savait que les mots qu’elle dirait, seront les plus beaux, mais aussi les plus importants de leur vie future.

« Karen, je ne peux pas te promettre que je ne serai jamais jalouse, mais je ferai mon mieux pour accepter tes amis féminins ou masculins. Nous auront sûrement droit à des disputes, mais je t’aime plus que tout. Chaque jour avec toi me remplit de bonheur. Ta personnalité, ne la perd jamais. Je connais la plupart de tes travers. Mais chaque imperfections te rends encore belle. Permet-moi d’être à tes côtés, des années, j’espère pour ma vie entière. Je t’aime Karen. »

Karen sourit, c’était à son tour de dire quelques mots. Sa moitié lui souriait, elle était tellement belle. Les larmes d’émotion accrochées à ses cils sombres. La mariée en robe voulu essuyer ces dernières. 

« Sandra, te rencontrer n’était pas prévu dans mes plans. Pourtant, je ne regrette rien. Tu m’as fait découvrir des choses de moi que j’ignorai. Je te promets de te soutenir autant que possible. Je ne te promets pas que je n’aurai plus d’accès de colère. Seulement que j’espère que je ne dépasserai pas tes limites. Je t’aime tellement. J’espère qu’on vivre de beaux moment ensemble. J’en vis déjà beaucoup depuis que tu es rentré dans ma vie. Pourtant, je ne regrette rien. »

C’était à son tour de pleurer, elle sentit ses dernières sur ses joues. Elle effaça rapidement les traces de l’émotion. Le maire semblait lui aussi pris par le bonheur que ressentaient les deux femmes. L’homme reprit son sérieux en toussant discrètement. Il sourit aux futurs mariés. 

« Merci mesdames, suit à ces mots, je passe à la suite. Karen, voulez-vous prendre Sandra comme épouse ?
-Oui ! »

Il se tournait ensuite vers l’autre femme. C’était au tour de Sandra. 

« Et vous Sandra, voulez-vous prendre comme Karen comme épouse Sandra ici présente ?
- Oui ! »

Les deux femmes s’approchèrent doucement. Leurs fronts se touchèrent, leurs sourires étaient rayonnants. Elles s’aimaient beaucoup. Et leurs vœux étaient de belles preuves. Elle attendait que le feu vert pour s’embrasser. 

« Vous pouvez embraser la mariée. »

Karen le fit avec plaisir, suivi de très près par Sandra. Les deux femmes s’arrêtèrent, car elles savaient très bien qu’elles n’étaient pas seules. Leurs amis, une partie de leurs familles et quelques invités imprévus. Rien de très particulier pour une union tout à fait méritée. Leur fête, elles dansèrent et firent quelques défis. Certains amusèrent l’assemblée des invités. Quand vint le moment pour elles de se retirer. Elles le firent sur une musique. La musique qui avait accompagné leur premier baiser. Celui que la marche de la fierté avait hurlé durant des heures entières. Si bien que les paroles, elles les connaissaient par cœur. C’était impossible pour les deux femmes de se mettre à la chanter à leur tour. Elles finirent par rire sur le chemin de l’hôtel. Cet endroit qui n’était que la première étape de leur vie de marié, avant le voyage de noces, puis leur vie tranquille avec leur travail respectif. Si Sandra travaillait dans la restauration, Karen, elle passait des coups de fils à des types pour un patron ronchon e raciste. Mais il fallait tout pour faire un monde. La jeune secrétaire ne pouvait pas changer son patron, elle n’en avait pas le pouvoir. 

Quand elles entrèrent dans la chambre, elles se dévêtirent lentement, profitant de ce moment magique. Karen et Sandra nue comme au premier jour s’embrassèrent à nouveau. Leurs mains voyageant sur le corps de l’autre. Le velouté de la peau sur la paume encourageait les deux demoiselles d’aller plus loin. La douceur entre elle devait se muer. 

« Si on profitait de cette nuit de noce ma chère femme.
- Quelle bonne idée, ma femme. »

Elles finirent par être plus tactile, l’une frôlant les côtes, l’autre les seins. Elles s’embrassèrent à en perdre haleine. Leur souffle difficile n’était que le commencement d’une nuit des plus torride. Les caresses avaient laissé place à des baisers à même la peau, alors que les doigts venaient s’aventurer à la frontière de l’intimité. Chacune savait comment faire plier l’autre. Elles rirent en se poussant l’un et l’autre. Si bien qu’elles finirent sur le sol. 

Chapter Text

La nuit était bien avancée quand deux silhouettes se dessinèrent dans l’obscurité de la rue commerçante. Même la musique d’ambiance avait cessé de chanter à tue-tête un air connu. Seulement les paroles étaient dignes de leur état d’ébriété. Il s’agissait des deux hommes jeunes. L’un aux cheveux bruns et l’autre aux cheveux blonds. Le premier de deux s’arrêta devant une porte tentant de l’ouvrir sans succès. En effet, il n'était pas chez lui, mais devant un magasin qui vendait des fleurs. 

« Tu t’es encore trompé Eren.
- Je m’en suis douté, Armin. Mais j’ai froid. Même un canard ne sortirait pas par ce temps.
- Courage, on arrivera chez toi très vite.
- Si ma sœur me voit dans cet état, elle va se remettre à suivre partout.
- Elle tient à toi, c’est normal Eren, tu as failli dragué votre cousin.
- J’étais ivre, avoue qu’il était bien fait ce nain. »

Le jeune homme blond roula des yeux. Eren abandonna le magasin de fleurs pour sortir de la rue. Il tombait dans un quartier traversé d’habitude par divers véhicules. La nuit avancée rendait ces derniers relativement rare, mais chacun d’entre eux roulait rapidement. Leurs équilibres instables avec le vent que provoquait le passage des véhicules furieux les firent tutoyer le bitume des trottoirs. C’est après de longues minutes qu’ils arrivèrent à destination, dans l’appartement qu’il partageait depuis des années. De meilleurs amis, ils étaient devenus colocataires. Si d’un point vue extérieur, ils n’avaient pas grand-chose en commun. Les deux hommes s’entendaient vraiment bien. 

« Enfin à la maison ! »

Disaient Eren en s’étalant tel un phoque sur le canapé. Armin rit doucement avant de fermer la porte derrière eux. Le lendemain, ils auraient du mal à assumer cette sortie. Mais ils l’avaient mérité. Ils sortaient d’une réunion longue où il avait défendu leur projet commun. Le commerce de jouet à la fois éducatif et divertissant.

« J’aurai cru que notre jouet serait accepté.
- C’est grâce à tes dessins Eren, si j’ai les idées, tes designs me plaisent toujours. Je ne suis pas fâché de t’avoir convaincu de ne pas entrer dans la police. »

Le garçon brun grogna comme un ours, ce qui fit rire son ami. Armin retira sa veste et alla dans sa chambre en titubant. 

« Bonne nuit, Eren.
- Nuit ! »

Les deux hommes s’endormirent ainsi, heureux que leur vie entame un nouveau chapitre. Ce chapitre qu’ils n’avaient pas vu venir. Comme un soir où ils avaient fini par être l’un sur l’autre. Leur corps parfaitement en harmonie dans le plaisir. Oui, ils étaient parfois amants, pourtant, il n’avait pas cherché à rendre leur relation plus profonde qu’elle l’était déjà. Ils avaient encore le temps de se poser. Rentrer dans le monde des adultes ne signifiait pas courir après le temps, mais après les moyens financiers. Ils vivaient de petits emploi à la sauvette. Eren en congé de son métier de serveur et Armin donnait des cours particuliers à des adolescents boutonneux.

Le lendemain, ils se levèrent avec un mal de tête carabiné, le jeune homme brun râlait contre un objet. Sûrement celle qui faisait du bruit. Armin encore dans le vague, et la tête lourde se servi un verre d’eau fraîche. Le liquide bu, il se tourna vers son ami.

« Besoin d’aide ?
- Non, ça ira. En plus, je me suis levé avec une érection. La galère.
- Tu sais que ça ne me dérange pas quand on fait ce genre de choses.
- Je sais, mais franchement ça me fout en rogne de me servir ains detoi. Tu mérites un compagnon stable Armin.
- Ce que tu me donnas me suffit amplement, Eren. Et puis j’avoue le fait qu’on inverse nos rôles me plaît.
- Pourquoi on ne sort pas ensemble pour de vrai ? »

Armin pour seule réponse haussa les épaules. Il n’avait pas de réponse dans son état actuel. Il profita néanmoins du souci de son ami pour réchauffer ses mains souvent froides.

« Tes mains sont glacées, Armin…
- Je sais, elles finiront par se réchauffer avec ce que j’ai en main.
- Ma bite n’est pas un chauffage. Tu sais comment ça finir Armin.
- Moi sous toi ?
- Ouais. Il faudrait mettre des mots sur ce qu’on vit.
- J’aurai tout vu, toi qui réfléchis plus que moi. C’est une première.
- Ouais, je sais. Je suis un con, mais il n’empêche que je veux savoir. Je ne vais pas mentir encore une fois à Mikasa en prétendant que tu as un copain inconnu un peu trop fougueux. »

Armin pouffa, Eren était franc, sauf avec sa sœur. Mikasa se prenait pour la protectrice en chef de son amant occasionnel.

« D’accord, je te dirai ce qu’on est après…
- Tu n’y échapperas pas Armin. »

Les deux hommes n’eurent pas à se déshabiller pendant de longues minutes pour se retrouver nu. Ils se firent face avant de s’enflammer dans un bel ensemble. Les lèvres marquant les chairs à disposition. Ils finirent par s’emporter les coups de hanches de l’homme aux cheveux bruns venant à la rencontre du corps alangui du blonds qui ne cachait rien de son plaisir. Ses gémissements remplissant la pièce, couvrant même le bruit infernal de la cafetière. Satisfaits, les deux hommes se séparèrent et se servirent du café. Ce dernier était encore tiède.

« On est amant, c’est une certitude. 
-Mais encore ?
- On a toujours mieux fonctionner quand on était ensemble. Tu as la passion et la fougue qui me manque souvent.
- Tu es le calme que je n’ai que peu, le cerveau génial plein d’idées. Oui, notre duo est promis à de belles choses. Simplifions-nous la vie. Soyons en couple Armin.
- Je suis d’accord, mais j’ai peur.
- Peur de quoi ? »

Armin détournait la tête, Eren pris entre ses doigts le menton de son désormais petit ami.

« Je t’ai supporté depuis plus de vingt ans, ce n’est pas d’autres années qui me font peur. Je ne vais pas me lasser, si c’est que tu crois.
- J’espère que tu as raison.
- Faisons confiance à notre relation. Si le travail devient un souci, on en changera. Tout simplement.
- J’aime bien quand tu réfléchis Eren, tu devrais le faire plus souvent. »

L’homme nommé pinça son petit ami en boudant. Armin rit. Finalement, ce n’était pas plus mal le changement. Il pourrait prendre la main de son ami d’enfance et dire à ses amis combien son amant était formidable. Et pas qu’au lit. 

Chapter Text

Ses longs cheveux roses sous sa paume étaient un véritable plaisir qu’il ne boudait pas. Kira sourit en voyant sa compagne se réveiller doucement. Ses yeux magnifiques sur lui, il s’y plongeait avec délectation. Lacus était et est la plus belle femme qui soit à ses yeux. Son sourire tendre, ses gestes d’affections. Tout en elle le calmait. Sa haine contre ceux qui l’avait dénigré partait en un souffle. Ce n’était pas pour rien que la demoiselle voulait comme lui, la paix. Cette accalmie dans ce monde rempli de haine de cette différence entre naturel et coordinateur. Cette crainte de voir l’autre dominer sans que celui dominé n’en dise rien. C’était ridicule. Il posa une brève baise sur ses lèvres.

« Bonjour mon amour.
- Bonjour mon cœur, j’espère que tu n’auras pas trop de soucis aujourd’hui.
-Ne t’en fais pas Lacus, guider les gens avec tes mots est plus beau et gratifiant que d’aller au front. J’ai tellement peur, peur de revoir Azran parmi mes ennemis.
- Il aime trop ta sœur pour ça, tu le sas bien.
- C’est plus fort que moi, je m’inquiète. C’est mon meilleur ami. Celui qui a ouvert mon monde. Celui qui m’a tendu la main alors que j’étais un paria. Quand j’étais enfant, sa simplicité, son sourire et sa confiance ont été un rayon de soleil.
- Je sais... Il va bien. Ayons confiance en ses capacités. Tu sais qu’il en a beaucoup. Bien plus qu’on peut l’imaginer.
- Tu as raison, comme toujours Lacus, bonne merde pour ton concert.
- Tout ira bien, mon public saura bientôt que nous nous aimons. »

Kira posa une main sur la hanche de sa moitié. Il ne comptait même plus le nombre de fois où ils s’étaient unis, dans ce lit ou ailleurs. La jeune chanteuse était la femme de sa vie. Bien loin des manipulations de son ancienne amie qui avait pris sa fleur alors qu’il plongeait dans les ténèbres de la guerre. La lumière, il la voyait en Lacus, en chacun de ses gestes. Même les plus intimes. Son corps contre lui sien formait une symphonie que la jeune femme se plaisait à chantonner après que l’orgasme vînt les faucher.

« Tu penses que tu portes la vie ?
- Il est trop tôt pour savoir ça Kira. Je prendrais rendez-vous le mois qui arrive, pour être sûre. Notre enfant, et les autres personnes méritent un climat plus serein. Pas trop came, car je sais que c’est impossible. Il faut être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Car l’humain, naturel ou coordinateur cherchera toujours des personnes à discriminer. L’humain est horrible, nous sommes guerre mieux. »

Comme lui, Lacus était un coordinateur, une jeune femme avec des capacités hors du commun. Son chant, pourtant, n’était pas dû à ses gênes, elle avait ce talent en elle depuis toute jeune et s’était entraîné à la perfectionner. Si elle pouvait réparer son Haro, un robot rond qui volait à la couleur aussi rose que ses cheveux, c’était grâce à ses gênes différents. Kira embrassa une dernière fois Lacus.

« Je vais rendre hommage à mes amis et j’attendrai le jeune homme, Shin. Il mérite un peu de lumière. J’espère lui en apporter.
- Tu peux y arriver. J’en suis sûre. »

Le couple se sépara, chacun s’habillant correctement pour leurs activités respectives. Kira sortit le premier, sans avoir remis en place la barrette de sa chère et tendre. La décoration dorée était belle, ressemblant un peu à des vagues. C’était plus une décoration que véritablement utile. Un signe distinctif de ce qu’elle était, une chanteuse, une messagère de la paix. De cette sérénité qu’elle tendait à obtenir.

Le pilote marcha lentement, le cœur lourd. Tant de sacrifices, tant de personnes morte, dont certaines n’était même pas là. Sur cette pierre. Trop petite pour contenir tous les noms de ces personnes parties trop tôt. Il posa sur la tombe les quelques fleurs qu’il avait achetées en chemin. Il resta silencieux, incapable de retenir ses larmes. Cette tristesse qui le prenait à chaque fois qu’il y pensait. Combien d’amis il avait perdus, combien en avait-il pris ? Trop, beaucoup trop. Il tendit sa main, il voulait tellement se faire pardonner. S’excuser. Mais les mots restaient bloqués dans sa gorge. Trop longtemps retenus pour qu’il vienne sans douleur. Mais toute cette tristesse alourdissait ses épaules, alors pitoyablement. Il chantait. Une chanson qu’il avait entendue une fois, qui faisait ressortir sa culpabilité et ses peines. Une chanson qui n’était pas de Lacus qui résonnait dans son cœur e voyant cette pierre. Une chanson qu’il voyait bien sur la voix de son aimée. Il essuya sa peine, des pas s’approchait de lui. Il se tourna et sourit. Les pupilles grenat du garçon étincelait de colère. Il voulait des réponses, sûrement à des questions qu’il n’avait aucune solution toute faites. Il avait envie de le serrer, de lui dire de le frapper s’il le désirait. À la place, il le fixa un moment.

« Désolé Shin…
-Désolé ? C’est tout ce que le pilote légendaire de la rébellion à me dire ? Désolé… Tu ne l’es pas à mes yeux. Vos combats, ces combats… Ils me l’ont pris... Comment je peux vivre… Les hommes l’ont drogué, tués à la tâche. Je devrai les accepter ? Accepter leurs crimes ? Toute cette douleur que ressens…
-Je la comprends… »

Kira se tourna vers la tombe…

« Nombreuses personnes que j’aimais ne sont plus de ce monde. Mes parents que je n’ai jamais connus, la première femme que j’ai aimée, ceux que j’appelai parfois ma famille sans qu’on soit lié. Toutes ces personnes, partie, morte… Je comprends. Et si tu as envie de te défouler. J’encaisserai tes coups.
- Je risquerai de t’abîmer. Trop de personne compte sur ton retour. Pour te battre. Pour mettre fin à ces carnages, et moi je suis qu'un pion de plus...
- Je viendrai au front que pour la paix. Les naturels et les coordinateurs sont les mêmes au fond. Ils doivent comprendre.
- Agis, bon sang. Agis ! »

Kira lâcha un soupir et serra contre lui le jeune homme qui se mit à le frapper en pleurant. Il se calma doucement. N’étant plus que tristesse et douleur.

« Shin, je te confie Birdy, il saura te consoler comme moi, il me l’a fait. Prends soin de lui.
-Merci Kira... »

Il avait un peu apaisé la peine de ce garçon. Il avait réussi alors que les flocons descendaient lentement, il rentra. Les pensées plus légères que lorsqu’il était parti.

Chapter Text

La bonne humeur s’entendait dans les environs, car les rires de deux jeunes femmes emplissaient l’espace. Malgré les clients pressés, les bébés qui pleuraient et les vieux grincheux, elle s’amusaient comme deux folles. Les magasins bondés ne leur faisaient pas peur, ni la musique au combien répétitive. L’ambiance de Noël était partout. Même la mousse au chocolat avait un emballage aux couleurs de la festivité. Leur course se limitait à quelques réserves de nourriture et deux guirlandes. Une verte et une jaune qu’elles avaient laissé pendre sur leurs épaules. La première décoration était sur une demoiselle aux cheveux blonds, ses yeux bleus et sa petite taille, tout en elle pouvait la faire passer pour une enfant. Pourtant, elle était adulte. Il n’était pas rare qu’elle sorte sa carte d’identité dans les cinémas ou magasins comme celui-ci. Heureusement pour elle, elle achetait que peu d’alcool. La demoiselle à l’accesoire vert prit la main del’autre jeune femme.

« Je n’ai pas envie de te perdre Gumi.
- Je ne vais pas m’envoler, Rin. »

La susnommée rit, il est vrai qu’à l’intérieur du bâtiment, elles ne risquaient rien. Par contre à l’extérieur, c’était autre chose. Gumi état à peine un peu plus lourde qu’elle. Maintenant qu’elle l’avait à ses côtés, Rin ne voulait pas la perdre. L’autre demoiselle avait les cheveux verts de lunettes de conduite sur le sommet du crâne et comme l’autre demoiselle une guirlande sur ses épaules. Cette dernière était jaune, presque dorée rappelant la douce chevelure de Rin. 

« J’ai presque envie de rester ici, il fait chaud, il y a de l musique et à manger…
- Petite Gourmande…
- Mais Gumi, avoue que dehors, on se les gèle.
- Je t’ai répété combien de fois de mieux te couvrir Rin ?
- J’ai arrêté de compter. »

Gumi roula des yeux. C’était typique de Rin de faire exprès d’oublier quelque chose pour se coller à elle. La jeune femme aux cheveux verts frotta le crâne de son aimée. Bien sûr, leur complicité et leurs sourires ne trompaient que peu de gens autour d’elles. Mais ça faisait trop longtemps que le regard des gens, elles s’y étaient faites. Rin était une actrice souvent appelé pour des rôles d’adolescentes bien qu’elle était souvent plus âgée que les personnages qu’elle interprétait. Bien que travaillant à la radio, Gumi passait régulièrement dans les postes de télévision en boulangerie ou dans d'autres snacks où les gens se posaient. Ses cheveux verts n’avaient jamais passé inaperçu, si bien que de chroniqueuse occasionnelle, elle avait sa propre émission qui diffusait les derniers artistes en vogue et des titres méconnus de presque tout le monde. 

« On va rentrer et se griller des marshmallows si tu veux.
- Oui, j’aimerai beaucoup, mais on n'avait pas prévu du poulet et de la mousse ce soir ?
- Rien ne nous interdis d’ajouter quelque chose au menu. J’ai souvenir que nous en avons encore dans les placards. Donc ça devrai être bon.
- Miam, je me régale d’avance, maintenant, j’ai hâte de sortir. »

Gumi rit, il était presque trop facile de convaincre sa petite amie. Elle l’embrassa brièvement avant d’avancer au rythme des clients et des caissières qui passaient inlassablement les articles avec peu de personnes qui les saluaient. Pauvres femmes. Quand vint leur tour, elle sourit.

« Bonsoir Madame.
- Bonsoir. »

C’était pourtant simple, mais elle vit bien le sourire de l’employée qui annonçait clairement le prix de leurs articles. Qui comprenait aussi les guirlandes qu’elle installa sur les épaules de sa compagne en attendant qu’elle retrouve sa carte de paiement. Cette dernière s’était glissée dans une poche du sac. Elle la sortit avec un soupir de soulagement.

« Je paie par carte. »

La dame tapa rapidement une suite de chiffres et Gumi payait les achats qu’elle emportait rapidement grâce aux bras de Rin. Elles sortirent du bâtiment, la neige avait cessé de tomber, le vent ne soufflait pas trop fort. Elles avancèrent doucement, car le verglas était toujours présent. L’épais manteau blanc cachait ces dalles irrégulières qui faisait tomber les gens. Les mains gelées, elles rentrèrent dans leur voiture grise. 

« Il fait vraiment froid. Je hais l’hiver.
- Dixit celle qui l’adore quand je laisse de la nourriture sur mon corps. »

Rin pour toute réponse tira la langue à sa petite amie. Gumi démarrait le véhicule en riant. Elle ne regrettait pas s’être mise en couple avec la jeune femme. La demoiselle aux cheveux blonds méritait d’être heureuse, loin de son frère un peu trop pervers. D’ailleurs ce dernier avait régulièrement de nouvelle conquête abusé par son visage juvénile. Les deux formaient la paire. Bien que de sexes différents, ils étaient bel et bien jumeaux. 

« Rin ne boude pas trop, sinon, c’est moi qui te mange toute crue.
- Tu n’oserais pas ?
- On parie ?
- Euh… Non... »

Gumi rit, une fois pour rire, Rin avait lancé un pari. Ce dernier disait qu’elle n’était pas capable de se promener nue en pleine rue. Ce que la femme aux cheveux verts avait fini par faire en chantant une chanson à la noix en prime. C’était petite touche personnelle à ce pari. Depuis la femme aux cheveux blonds n’avait plus fait ce genre de challenge. 

« Je t’aime ma blonde grincheuse.
- Je t’aime ma verte espiègle. »

Les deux demoiselles finirent par rentrer, elles avaient un peu froid. Si bien qu’elles se collèrent sur le radiateur. Leurs cuisses brûlant presque au contact du métal chauffé doucement par le liquide intérieur. Chacun avait le sien pour le moment. 

« Plus jamais les magasins en plein hiver. Il fat trop froid. On se fait livrer la prochaine fois. 
- Et risquer de ne pas te voir t’amuser comme une enfant dans les rayons ? Non merci. J’aime te voir si pleine de vie. C’est tellement beau. Comme tes joues qui prennent la couleur rouge en ce moment.
- Gumi…
- Oui Rin ?
- Je t’aime, vivre avec toi est tellement amusant.
- Et l’aventure ne cessera que lorsqu’on aura assez ma belle. »

Elles s’embrassèrent, puis mangèrent en riant pour enfin s’unir sur le lit conjugal. Elles étaient heureuses. 

Chapter Text

La douceur de la boisson descendait le long de sa gorge, réchauffant son cœur un peu frigorifié par l’hiver. Mais aussi par tous ces conflits. Comment Byleth faisait pour ne pas s’emporter et tout détruire. Lui en avait envie en tous cas. De tout prendre et d’éclater tout sur le mur le plus proche. Y compris sa tête. Alors que son crâne s’approchait dangereusement de sa destination, il sentit une poigne le retenir. Si bien qu’au lieu de rencontrer la paroi, il rencontra le sol de façon moins brutale que prévue. Il se tourna qui avait cesser son geste. Il vit deux yeux bleu le fixer et une chevelure verte. Il aurait du s’en douter. Son enseignant. Il passait trop de temps à penser aux autres, pas assez à lui. Si bien qu’il eût d’immenses cernes sur son visage. 

« Ne fais pas ça Dimitri. Je n’ai pas envie de te perdre.
- J’aimerais tellement qu'Edelgard soit là. Elle me manque… Quand je la vois si seule, malgré la colère, j’ai envie de la sauver. Il n’ y a un moyen d’arrêter cette guerre ? De cesser le conflit pour de bon sans lui prendre la vie. Sans que ses hommes et les miens tombent des mouches... »

Il se retrouva coller contre son professeur qui caressa doucement ses cheveux blonds. Il passa ensuite son pouce sur ses joues. Témoints de sa peine, celle qui laissait s’exprimer malgré lui.

« Je ferai du mieux que je peux. Mais ce conflit est là pour qu’on soit des royaumes mieux dirigé. J’ai bien compris ce que reproche Edelgard à l’église. Je la rejoins sur certains points. Mais c’est n’est pas en écrasant tout le monde qu’on trouvera l’équilibre. Les deux pouvoirs doivent apprendre à mettre de l’eau dans leurs vins…
- Je suis si idiot, je suis l’église de façon aveugle, j’ai mérité de perdre cet œil Byleth. »

Il sentit le regard du professeur sur lui. Il ne méritait pas toute cette attention. Même son alliance avec Claude était calculée. Il n’avait pas pu faire autrement. Il ne voulait pas croiser les pupilles de cet homme, ça lui faisait trop mal. Cette douleur, il avait toujours senti depuis que cet homme avait disparu, je ne sais pas pour réapparaître comme par magie sur le champ de bataille abandonné, trouvé par le paysan du coin. 

« Dimitri, regardez-moi.
- Je ne peux pas.
- Je t’y autorise, pourquoi tu fuis, pourquoi tant de colère ? Je voudrais savoir… Tu fais partie de ceux qui ont réveiller l’humanité en moi. Je n’ai pas envie de te perdre. Ça me ferait trop de mal. Je t’aime… Désolé de te le dire comme ça… Maintenant, tu pourrais prendre ces mots mal. Pourtant, ils sont sincères. Je t’aime Dimitri… S’il te plaît, regarde-moi… Toi plus qu’un autre, je ne veux pas te voir tomber. Je te protégerai avec plus de ferveur que Dudue… »

Dimitri se tourna pour regarder son enseignant, c’était à son tour de pleurer. Il se sentait coupable. Honteux de ne pas avoir vu cette possibilité parmi d’autres. Il caressa la joue de cet homme qui avait tout chamboulé dans sa vie. Ses cheveux trop verts. Son regard rempli de tristesse. Ça lui fendait le coeur. Il ne savait pas quoi faire. Il était si perdu. 

« Que dois-je faire ? Que dois-je faire Byleth ? J’ai toujours cru que ce n’était pas possible entre les hommes. 
- Et que dire de Lindhart. De Lorentz et Raphaël ? N’avez-vous pas vu des rapprochements entre ces hommes ?
- Maintenant que vous le dites…
- Laissez-moi une chance, une chance de capturer ton cœur pour le tenir proche du mien.
- C’est beau ce que vous dites, Professeur.
- Dans notre intimité, ça sera Byleth. »

Dimitri ne put s’empêcher de sourire, il était heureux de compter à ce point pour cet homme. De cet homme choisi par la déesse Sothis. Il s’approcha et posa son front contre celui de l’autre homme. Il pouvait sentir la respiration de son amoureux à présent.

« Voilà, je laisse notre chance, nous sommes un couple. Je ne tolérerais pas le papillonage.
- Ce n’était pas mon attention. Je serai plus à toi qu’à tous les autres. Mais les négliger serait mal. Tu le sais très bien. Tes sujets font partie de mes élèves.
- Je serai l’amant, puis le roi. Je suivrai ton exemple, tenterai de rendre l’église moins puissante. On doit la sauver. »

Il sentit un bref baiser sur ses lèvres.

« On la sauvera tous les deux. »

Le souverain blond sera contre lui cet homme et posa à son tour ses lipes sur celle de son partenaires. Les bouches se frôlant puis s’ouvrant. Ensuite la danse entre les deux langues pour finir les joues rouges et le soufle coupé. Mais pourtant heureux. Ils se souriaient.

« Je t’aime Byleth. Ne nous abandonne pas. 
- Seule la déesse pourra me voler à toi.
- Je te reprendrai à elle. Même si je dois retourner la terre entière. Et aller dans ces lieux où personne ne va. »

L’homme se colla à lui. Il avait aussi peur que lui. Le dragon vivant dans la prêtresse lui faisait peur. Celui qui sommeillait en Edelgard aussi. Pourtant, il était là. Son épée et sa magie pour appuyer sa stratégie. S’il s’était centré sur la magie blanche, c’était pour aider les soigneurs sur le champ de bataille. Il se rendait à quel point Byleth était humain. Un homme qui avait toujours vécu dans cette agitation qui savait peu de choses sur son passé. Et même les recherches de Claude ne l’éclairait pas tant que ça. 

« Je vais rester là un moment. Tes bras me font du bien Dimitri…
- Les tiens aussi Byleth. J’aimerai te donner plus…
- On parlera de notre union physique après tout ça. Mais tu seras mon premier.
- Et tu seras le mien.
- Se faire l’amour sera notre récompense. Le signe que nous avons réussi. »

Byleth sourit, Dimitri avait bon espoir, son professeur était un sacré têtu. Ils feraient l’amour d’ici quelque temps. Edelgard sûrement blessée à leurs côtés. Mais qu’importe. Cette fin, il la voulait. Il l’aurait. C’était son choix. 

Chapter Text

Hiro glissa doucement dans son lit. La chaleur des draps lui avait un peu manqué durant la journée. C’était surtout celle qui venait souvent lui voler un peu d’espace dans son lit qui lui manquait. Zero Two. La demoiselle ne dormait pas vraiment, il put voir son sourire taquin orné ses lèvres purpurines. Elle n’attendait plus qu’un signal, il se tourna vers elle avec un sourire.

« Tu es toujours là…
- Oui, comme toujours mon chéri… Depuis que j’ai les clés. Pourquoi je me gênerai de venir dans ta garçonnière ? Tu devrais ranger un peu, j’ai failli faire tomber ta télévision en trébuchant dur sur un cadavre de canette de boisson énergisante.
- Désolé, j’ai besoin de ces choses pour mes études…
- Tu seras un bon professeur d’Histoire Hiro, j’ai foi en toi.
- Je ne sais pas ce que j’ai fait pour te mériter. »

La jeune fille se tourna pour lui faire face. Leurs visages étaient si proche qu’elle profita de cette proximité pour lui voler un baiser affectueux. La demoiselle aux cheveux roses s’éloigna un peu afin de poser sa main sur la joue du jeune homme. 

« Toi comme moi, on a vécu des choses horribles. Pourtant, tu as gardé ce sourire. Ce sourire qui a fait que tes amis te suivent encore et toujours. Ichigo t’a même suivi dans tes études… J’espère qu’elle ne te tourne pas trop autour…
- Goro a su calmer cet amour qu’elle me portait.
- Tant mieux… Déjà que nos études nous séparent, il ne faudrait pas qu’elle reprenne avec sa séduction… »

Hiro serra contre lui son aimé. Il caressa doucement ses hanches alors que sa poitrine se pressait contre son torse. Le jeune homme en était tout émoustillé. Il respira son parfum, elle sentait le chocolat et d’autres ingrédients sucrés. En tant que future pâtissière la jeune femme avait régulièrement une odeur de gâteau. Il lécha son cou. Ça sentait trop bon pour son propre bien. 

« Il n’a que toi que j’aime. E ce depuis des années. J’ai été manipulé pour t’oublier. Mais une partie de moi ne t’as jamais oublié. Ta tendresse, ta joie, ton énergie et ta folie. Tout ce qui fait de toi une personne exceptionnelle. Je ne sais pas comment j’ai vécu sans toi. Je t’aime. Je regrette ces baisers que j’ai donnés à Ichigo. Je m’en veux, tu le sais… Elle était toujours à mes côtés quand je suis sorti de l’hôpital. C’est elle qui m’a accepté en premier. Alors que les autres enfants me traitaient comme un pestiféré... 
- Je sais, Hiro. Je suis juste jalouse. Jalouse du temps qu’elle t’a pris. Je compte le reprendre et doubler.
- Ce n’est pas ce que tu fais là. Je devrai dormir ou étudier… Et j’ai qu’une seule envie… Te manger... »

La jeune femme rit doucement. L’odeur du sucre avait toujours été un sacré aphrodisiaque pour ce garçon. Il glissa son corps au plus proche de celle qui partageait sa couche. Il était si proche que ses seins et rondeurs s’effaçait presque.

« Je suis impatiente de voir comment tu vas me manger.
- Tu me provoques exprès Zero. »

Il sentit le sourire contre son épaule. Il l’embrassa et retira un ses propres vêtements, car la jeune femme dormait régulièrement sans rien porter. Comme actuellement. Il se pressa contre elle. Son érection se plaquant si proche de ses petites lèvres. L’envie brûlante dans ses pupilles bleues. C’était souvent elle qui initiait les choses, mais là, c’était à son tour de lui montrer à quel point son envie d’elle était forte. Combien il l’aimait. Il embrassa sa peau. Malgré la couverture qui partait doucement de leurs corps dénudés. Ils n’avaient pas froid. Ils se regardèrent brièvement. La jeune femme caressa le dos de l’homme, ce dernier continua son action de l’embrasser. Même entre ses jambes magnifiques. Il put sentir sur son palais sa cyprine douce et légèrement amère. Pour une femme mangeant presque que du sucré, c’était le comble. Il sourit contre l’intimité de la jeune femme avant de laisser la langue s’intégrer en elle. Il tourna doucement avant de l’observer. Elle était si belle. 

« Je t’aime Zero... »

Il se pencha pour l’embrasser alors que son pénis venait doucement entrer dans les chairs chaudes de la jeune femme. La chaleur était si agréable que Hiro gémissait doucement. Il s’arrêta un moment, profitant de la sensation autour de son intimité. C’était si grisant, il sourit. Le jeune homme se mit à bouger doucement en elle. Sentant ses chairs épouser son membre dressé de plaisir. 

« Plus vite mon chéri... »

La voix de son amante était teintée de son désir. De son envie de sentir encore au plus profond de son être le désir de Hiro. Il commençait donc à aller plus vite. Les petits miaulements de sa belle la jeune femme ne faisait qu’amplifier son désir. Il continua à accélérer au point qu’il se sentait de plus en plus proche de la fin. Il ne tiendrait pas longtemps. Il donna des coups violents en elle, soufflant bruyamment. Il allait venir. Ils n’avaient pas pensé au préservatif… Il regretta un moment.

« Zero, je viens…
- Viens chéri…
-Mais le préservatif… »

Elle l’embrassa doucement, ils n’avaient aucune envie d’enfant pour le moment. Il s’éloigna doucement. Oui, ils étaient frustrés ? Si bien qu’ils finirent par se masturber mutuellement. La jeune femme glissant sur le pénis de son homme et la main de Hiro titillant le point g de sa petite amie. Ils gémirent de concert doucement. Ils jouirent ensemble. Tout deux dirent le prénom de sa moitié. Ils étaient sales. Recouvert du plaisir de l’autre.

« On est bons pour se laver. 
- Oui, mais prenons ce bain séparé, il vaut mieux. Sinon on risque de déraper à nouveau.
- Je te promets qu’un jour, on ira jusqu’au bout ensemble. Qu’on sera parents, si on le désire.
- Je le désire plus que tout Hiro. »

Les deux amants prirent leurs bains, changèrent les draps et s’endormirent l’un contre l’autre. Complémentent nus. 

Chapter Text

Un sourire s’étala sur son visage. Elle avait entendu distinctement l’arrivée de son amie. À force de fréquenter la jeune femme ninja, Aerith avait fini par repérer les entrées discrètes de Yufie. Elle tourna et vit la bonne humeur de la jeune femme bien visible sur son visage.

« Bonjour Yuffie.
- Bonjour Aerith, Squall s’inquiète un peu pour toi. Bien que le monde est plus sûr, tu as besoin de protection.
- Tu lui a dit que je me suis déjà battu, certes pas seule. Mais je ne suis pas un être sans défense. Merlin m’a appris la magie et je suis celle de notre groupe qui la maîtrise le mieux.
- Je sais… Mais c’est une tête de mule. »

La jeune femme se leva avant de mettre son écharpe rose sur son nez. Le froid avait rendu ce dernier douloureux. Le jardin radieux était passé en mode hiver. Pour le plus grand désespoir de Picsou qui vendait moins de glace à l’eau de mer, mais plus de chocolat chaud. Recette qu’il empruntait à un petit chef ingénieux. Donc, il était bien obligé de lui donner un salaire…

Les deux jeunes femmes marchèrent ensemble dans les rues, s’arrêtant parfois pour regarder quelque chose en boutique. La saison froide encouragea la plupart des habitants à se faire des cadeaux. D’ailleurs la demoiselle magicienne avait déjà prévu ses cadeaux. Un pour chacun de ses amis : Yuffie, Merlin, Léon même si c’était un sacré têtu, Sora, Donald, Dingo et Cid.

Ce qui semblait être aussi le cas de son amie, en l voyant presque impatiente de voir la tête des personnes gâtées. Aerith pouffa doucement. Vu que son amie était enthousiaste, ce n’était pas compliqué de la suivre. Si bien qu’elles arrivèrent bientôt au quartier général. Merlin salua les deux jeunes femmes.

« Ce temps, ce n’est pas bon pour mes vieux os. Venez vous réchauffer autour d’une tasse de thé…
- Non merci maître Merlin, je vais me contenter de me rouler dans un plaid tout doux.
- Dommage, une prochaiane fois alors. »

La magicienne lui sourit avant d’aller dans sa chambre pour récupérer le plaid couvert de motifs, alors qu’elle voulu s’installer elle vit les tremblements de son amie…

« Vient Yuffie, je partage ma couverture douce.
- Tu es sûre ?
- Certaine, allez viens ! »

Quand la jeune femme voulait quelque chose, c’était compliqué de lui résister, comme le prouvait le corps de la jeune shinobi proche d'Aerith. Cette dernière referma les couverture, appréciant qu’un autre corps que le sien réchauffe l’objet autour d’elle. La jeune femme aux longs cheveux bruns s’appuya sur l’épaule de la guerrière des ombres. Un soupir lui échappa, elle était si bien là. En présence de cette jeune demoiselle si énergique et belle. Parfois, elle s’imaginait des moments comme ceux-ci. Où elles étaient qu’elles deux quelque part…

« Merci Aerith, j’avais froid.
- Je m’en doutais. Peu de personne savent gérer les températures comme celle-ci quand on y est peu commun.
- Les protections de notre monde d’origine fonctionnent autrement dans ce monde-ci. La magie de fées a beau être pratique, les épuiser en cessant de leur demander des habits pour tout temps les épuisera. Je n’ai pas envie d’être une des personnes coupables de leurs disparations dans les différents univers…
- J’imagine mal Pimprenelle sans ses sœurs.
- Moi aussi... »

Les deux jeunes femmes se réchauffèrent doucement dans la couverture. Silencieusement, Aerith sortit un livre de magie. Elle sentit le regard de son amie sur ce dernier.

« Tu n’a jamais essayé la magie ?
- Si, mais je préfère d’autres choses. La seule magie avec laquelle j’ai une belle affinité, c’est le vent et l’ombre. Je suis une femme Ninja, c’est normal après tout. Les ombres…
- Avec toi, elles sont loin d’être viles. Il est vrai que te voir disparaître est flippant, mais ça nous sert. Tu nous défends bien, Yuffie. Je t’envie parfois. »

Youffie eut un rire et s’appuya contre son amie et déposa un bref baiser sur sa joue.

« Tu es la plus belle personne que je connaisse, ta magie, tu l’as mérité. Elle te va à la perfection.
- Tu es bien plus belle Youffie. Le temps que je passe avec toi me remplit de bonheur. Tu illumines mes journées… Je t’aime… Désolé de le dire comme ça…
- Pas grave, je t’aime aussi. »

La demoiselle aux longs cheveux bruns rit doucement. Youffie et la simplicité, c’était comme faire un plus un. C’était des plus compatibles. Peut-être qu’elles le regretteront plus tard. Mais qu’importe. Elle voulait donner cette chance à ses sentiments. Ceux qu’elle avait cru acquit par un blond ronchon avait laissé place à un attachement plus ténu comme le prouvaient ses encouragements envers Tifa, son ancienne rivale pour se mettre avec Cloud. Le pauvre garçon poursuivait encore son ombre. Son ennemi. Sephiroth. Alors que cette vie avec Léon et les autres au Jardin Radieux lui convenaient parfaitement.

« On est un couple dans ce cas.
- Oui, et j’en suis heureuse. Attends que Léon l’apprenne. Il va encore râler.
- Classique et presque prévisible de sa part. J’espère qu’il trouvera quelqu’un à aimer, il le mérite cet ours des montagnes.
- Cette comparaison lui va bien.
- Je trouve aussi. »

Les deux jeunes femmes se mirent à rire, si bien qu’elle attirat les autres. Le trois de canards, les deux hommes qui les fixaient.

« Je peux savoir ce qui semble si drôle ?
- Arrête de froncer les sourcils, tu vas avoir des rides Squall.
- Réponds à ma question Aerith. Je sais que j’oublie Youffie pour des explications claires... »

Aerith posa un baiser à sa petite amie.

« Ne dis pas de choses aussi méchantes à ma petite amie.
- Tu es en couple avec elle ? Je ne comprends pas…
- L’amour ne s’explique pas Squall.
- Je t’ai déjà dit de m’appeller Léon. »

La shinobi sourit en répétant une centaine de fois le nom de Squall. Ce dernier finit par quitter la pièce en grognant.

« Faites comme vous voulez, mais pas d’histoires. »

Les demoiselles furent heureuses que leur couple était aussi bien accepté par Léon, mais aussi par Cid qui levait le pouce en riant. Ce vieux renard profiterait de l’information que Léon n’aimait pas que l’on le nomme Squall pour l’embêter. Les trois palmipèdes les serraient en les félicitant.

« On fera une réduction pour les couples.
- Voilà une idée qui risque d’embêter Oncle Picsou. »

Les trois adolescents filèrent avec un sourire mauvais. Les demoiselles virent presque à plaindre le canard milliardaire. Mais elles étaient très bien là. Si bien que les deux femmes ne se levèrent qu’aux gargouillements de leurs estomacs affamés. Elles entamaient un nouveau chapitre, ensemble.

Chapter Text

Sa main dans la sienne, il ne put s’empêcher de sourire. Il était heureux, il s’était battu pour la séduire. Pourtant, il n’avait jamais abandonné. Il l’avait toujours aimé depuis qu’il avait croisé son regard. Ses cheveux rouges comme le couché du soleil et sa détermination avait mis fin à ses hésitations doucement. Bien sûr passé de taquineries innocentes à une séduction n’avait pas été facile. Mais il ne regrettait pas. Il était le tigré féroce qui protégeait son dragon rouge. Qu’importe que ses protecteurs aux pouvoirs étranges. Il avait toujours été là.

« Yona…
- Je suis désolé Hak, je sais que tu tiens à moi. Mais je dois faire cette chose.
- Quoi qu’ils disent, je serai là.
- Comme toujours, tu as tellement fait pour moi. Si bien qu’il m’est difficile de te rendre l’appareil. Mes aventures sans eux auraient encore plus dangereuse…
- Je le sais…
- Tu es jaloux.
- Peut-être, va les rejoindre avant que je change d’avis.
- C’est pour ça que je t’aime. »

Ces simples mots firent sourire le jeune homme. Ce n’était plus une adolescente fragile. Mais une jeune femme dont il prenait un malin plaisir à enlacer lorsqu’elle en avait besoin. Même s’il avait du mal à s’avouer parfois son attirance. Il avait fini par franchir le pas. La foudre de Kouka avait un point faible, faiblesse qui devenait sa force à ses côtés. Il sortit à son tour, s’attirant le regard d’un jeune homme. Ce dernier faisait à manger avec un petit sourire. Il s’installa. Le jeune homme aux cheveux blonds lui sourit.

« Bonjour l’amoureux. Tu n’as pas trop épuisé la princesse.
- Je ne ferai rien sans son consentement.
- Tu es bien patient… J’admire ta retenue, surtout quand je vois le dragon blanc si proche d’elle.
- Elle a besoin d’eux. Ils l’aiment, c’est plus fort qu’eux. Je suis que peu de chose parfois face à cette affection.
- Pourtant, elle se donne à toi. Te fait entièrement confiance. Si bien qu’elle a suivi ton plan l’autre jour.
- Tu m’en veux encore ?
- Non, on s’en est sorti, donc je ne vais pas t’en vouloir un siècle. Mais j’insiste et signe qu’il a d’autres moyen de convaincre des soldats de suivre notre princesse. La peur ne fera que te faire ressembler à l’autre enfoiré que vous semblez détester tous les deux. Plus toi qu’elle…
- Elle l’a aimé, si fort… Je me sens coupable de lui avoir volé.
- C’est lui qui l’a laissé. Qui a fait table rase de son affection pour la muer en haine.
- Tu aimes toujours de façon compliqué.
- Que veux-tu, nul n’est un génie comme moi. »

Hak pouffa face aux mots de Yeon. Il n’avait pas soin pareil pour se lancer des fleurs. Il ‘appuya sur un arbre. Il pouvait vaguement entendre les pleurs de Ki-Jae et les rires Zeno. Les deux dragons étaient régulièrement en conflit sur la façon de faire. Tant que le dragon jaune protégeait la princesse, tout allait bien. La jeune femme vint le voir et le serra.

« Soo-Won d’avant me manque.
- Il me manque aussi. C’était vraiment un bon ami. Pourtant, j’imagine qu’une part de lui jouait un rôle depuis un moment. Pas enfant, je ne pense ps qu’on puisse jouer aussi bien si jeune…
- J’ai été stupide.
- On l’a tous été un jour, moi aussi. J’y ai cru autant que toi. Le roi Il a eu raison de me nommer comme protecteur. »

Il caressa son dos doucement. La jeune femme n’avait pas beaucoup grandi en taille. Pourtant, on pouvait voir qu’elle était vraiment devenue magnifique. Une fleur qui demandait qu’à être soignée. Il espérait être à la hauteur. Il ne serait jamais un monarque comme cet homme. Il n’en avait pas le droit de toute façon. Il n’était qu’un roturier. Certes, il savait se battre et était adopté par le seigneur du pays du vent, il ne restait qu’un gamin de la rue. Un soldat fidèle à sa souveraine. Car il ne doutait pas de la réussite de Yona.

« J’aimerais tellement faire plus pour qu’on vive paisiblement…
- Tu en fais déjà beaucoup trop. Au point que tu te frustes sûrement.
- Non, j’attendrais que tu sois prête à te donner à moi. Nos baisers me suffisent amplement. Surtout que je suis le seul à avoir... »

Le jeune homme lui tira la langue. La jeune fille rit avant de tirer ses joues doucement.

« Grand gamin.
- J’assume. Garder mon côté enfant est ce qui te plaît, n’est-ce pas ?
- Il m’agace parfois, mais il m’amuse par moments. J’aimerais être si légère. Ne pas sentir ce pois sur mes épaules. On attend tellement de moi. En suis-je capable ?
- Oui, tu l’as prouvé un bon paquet de fois. Embrasse-moi afin que tu peuples encore mes songes cette nuit... »

Il put voir la rougeur de sa petite amie. Elle savait sûrement que régulièrement, il devait se laver dans une rivière pour le contenu de ses songes. Il caressa ses cheveux.

« Il me tarde de te montrer cette partie de l’affection…
- Pervers... »

Il rit avant d’aider Yeon à lever le campement. Plus il était nombreux, plus ça prenait du temps de le faire. Leurs armées grandissaient doucement, même le prince du royaume du feu s’était joint à eux. Il jouait les espions pour le compte de la princesse. L’homme avait longtemps cherché la demoiselle avant de se prendre d’affection pour le dragon bleu. Il avait un faible pour les gens un peu timoré apparemment. Shin-ah passa devant lui et lui sourit, peu bavard, l’homme aux cheveux bleu passa devant. Ses yeux puissants permettaient de voir des choses parfois très loin. Malgré qu’il porte la majorité du temps un masque pour réduire ses dons.

« Hak, tu devrais faire attention à Yona.
- Je sais, sa vie est toujours menacée. Tu la protèges vraiment.
- C’est elle qui m’a donné un nom... »

les dragons et Yona continuèrent leur route. Bientôt viendra le temps de se battre pour reconquérir le royaume du dragon rouge. À la fin, ils seraient moins nombreux, sûrement tristes, ca Sun-Woo aurait tout fait pour qu’ils regrettent leur rébellion.

Chapter Text

Cette féerie, il l’aimait bien, il la préférait accompagner. Bien sûr, son mentor lui avait donné des astuces afin de palier aux faiblesses du type fée. Mais il adorait voir Nabil, ce pauvre garçon qui avait couru après sa rivale tout le long de leur voyage initiatique. Lui n’avait pas eu beaucoup de chance, pourtant, il se retrouvait dans son titre de champion. Ainsi, il écrasait les quelques espoirs d’autres dresseurs. Peut-être qu’en s’entraînant, il serait assez puissant pour renverser le champion. Comme il avait hâte. Il s’installa près d’un champignon lumineux qui parsemait la ville. Il put voir ainsi le jeune garçon à la peau brune courir après une femme rouquine aussi survoltée qu’un Voltoutou. Il rit doucement. Avant de sauter de là où il était.

« Si vous êtes venu étudier les pokémons de la forêt, je peux vous guider. Après tout, j’ai presque battu le maître. Et les pokémons fées y résident sont devenus de bons amis.
- Merci, ça serait gentil. Nabil étudie les pokémons, et il pourrait en apprendre beaucoup de toi. Je te laisse avec Travis. Merci. Je file Nabil. »

Le jeune homme n’eut pas le temps d’ouvrir plus la bouche que la jeune professeur partait plus loin. Encore à explorer d’autres lieux remplis d’histoire. C’est du moins ce qu’il avait saisi de la personnalité de cette jeune femme. Il plissa les yeux avant de soupirer. Il resserra le nœud de son uniforme féerique.

« Tu viens ? Bien que l’endroit est toujours sombre, je préfère y aller le plus tôt possible.
- Merci Travis, encore désolé pour la dernière fois…
- Ce n’est rien, je voulais, et je veux toujours me mesurer au maître. Elle est la seule personne qui résiste un peu.
- Avec moi.
- Avec toi. Si tu veux un combat d’ailleurs… »

Nabil avait un rire nerveux, son regard si pétillant s’assombrissait un peu. Sa tristesse, il la ressentait encore. Cette peine qu’il tentait de masquer autant possible. Mais ces gestes ne trompaient aucunement Travis. Il souffrait encore de la comparaison. De cette rivalité qu’il n’avait jamais su inversé malgré sa façon de jouer. Il posa une de ses mains ganté sur le jeune homme.

« Tu vas voir de jolies choses. Les jeunes ponyta de galar sont sortis de l’œuf hier et ils sont hyper affectueux.
- Montre-les moi. »

Travis sourit et conduisit Nabil à travers le labyrinthe lumineux de la forêt pour trouver l’antre de chevaux féerique. Il s’arrêta soudainement, en retenant la progression de son bras l’avancée de l’apprenti professeur. Ce dernier eut un nouveau rire nerveux qui stoppa les petits chevaux dans leur course-poursuite. Les créatures voyant les humains commençait à s’approcher. Leur museau si proche, que le champion fée prit la main du garçon pour la poser sur les poils doux de ses créatures enchanteresses. Il put voir un vrai sourire sur le visage du jeune homme. Depuis combien de temps, il souffrait de sa comparaison avec le maître. Peut-être depuis leur début d’aventure. Pauvre garçon. Il laissa Nabil s’amuser avec les jeunes ponyta, alors que lui-même alla voir la maman. La Galopa de Galar le salua d’un hennissement. Il caressa sa tête avant de sortir son propre Galopa, il était le père de ces petits, il avait le droit lui aussi de les voir et de prendre soin de sa femelle. Il sourit.

« Je te retrouve plus tard, mon beau. »

Il avait été son pokémon inattendu, mais il avait trouvé adorable et son type psy l’intéressait beaucoup. Avant de se tourner vers un autre type. Heureusement pour lui, en évoluant, il avat pu le garder. Contrairement à son Nucléos. Qui était au bon soin du professeur. Donc de la rouquine survoltée. Il le plaignait presque. Peut-être que Nabil savait. Il se mit à ses côtés. Il pu voir son amusement et ses gestes tendres envers les petits pokémons. Il serait bientôt un professeur d’exception. Cela ne faisait aucun doute.

« Il te plaîsent à ce que je vois.
- Pour peu, j’en capturerai un, mais je ne vais pas le faire. Car ils sont très bien ici.
- Tu es un type bien Nabil, les pokémons qu’on te confiera sauront te remercier. Et qui sait, certains d’entre eux vaudront rester avec toi.
- Peut-être, ils sont vraiment mignons, bien loin de tous ses pokémons effrayants qui peuplent les terres sauvages.
- En tout cas, tu es le bienvenu ici Nabil.
- Merci, et tu as d’autres lieux comme ça dans cette forêt.
- Tout un tas, mais je pense les garder pour une prochaine visite. J’aimerais te revoir souvent. Lier des liens avec toi. La féerie de ces moments rendront tes yeux encore plus beaux, je l’espère.
- Quel beau parleur tu fais, mais je prends. Être avec toi me fait plaisir. »

Travis eut un sourire. Il saisit la main de Nabil et embrassa cette dernière. Ce geste si poli fit rougir le jeune garçon. Il pouffa doucement. Il lui fit un clin d’œil.

« Un combat, te guider et t’embrasser ne serait pas de refus.
- Je…
- Je ne te force à rien, je laisserai le temps faire sa magie. En attendant, sache que je serai toujours là, si tu veux de moi…
- Dans ce cas, je vais prendre ton numéro sur mon moti-téléphone. »

Le pokémon à l’intérieur gigota, si bien que l’appareil vola et se mit devant le jeune homme. Il semblait s’agiter.

« Je pense qu’il veut nous prendre en photo.
- Pourquoi pas. »

L’objet rouge vola un peu plus loin. Quand il était à bonne distance, il fit quelques bruits et un éclair lumineux leur indiqua que l’instant était immortalisé. Il était si proche du jeune garçon que leurs doigts avaient fini par se mêler. Il se sentait si heureux. Si content de se trouver. Même si c’étaient leurs douleurs qui les avaient rassembler. Ce seraient leurs sentiments qui les uniraient des mois plus tard. S’embrassant tendrement dans un coin reculé de la forêt des féeries.

Chapter Text

Les arbres dénudés ne manquaient pas de charme, c’est ce que se disait la jeune fille en se baladant les joues rougies par le froid. Tenten suivait sa route dans les rues presque déserte du village ninja. Elle pouvait voir un nuage de fumée sortir de ses lèvres. Jugeant que l’endroit était bon pour se mettre à courir, elle se mit à sourire. En s’élançant, elle n’avait pas prévu de percuter quelqu’un. Encore moins une autre femme ninja. Ses longs cheveux blond pâles et ses billes bleues, il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait d’Ino. La demoiselle percutée fixa la coupable. Elle semblait sur le point de sortir ses Kunais. 

« Désolé Ino, je pensais la voie libre. Vu qu’il avait personne dans les environs. 
- L’hiver n’empêche pas que je dois livrer des fleurs, pour être précis des couronnes de fleurs aux gens. Mes parents comptent sur moi pour y arriver le plus tôt possible.
- Pratique d’être ninja pour aller plus vite, mais j’espère que je ne t’ai pas blessé.
- Moi non, les fleurs sont un peu écrasées ; j’espère que ce n’est pas un de ces clients chiant.
- Je peux t’accompagner, je leur expliquerai.
- Je veux bien. »

La ninja aux cheveux blonds se mit à courir sur les toits, suivi de près par Tenten. Ses cheveux bruns, habituellement coiffés pour former deux boules au sommet de crânes, s’étaient légèrement défaits. La collision avec l’autre demoiselle avait été plus violente qu’elle avait senti. Les deux femmes se stoppèrent devant une maison éloignée du bureau de l’Hokage. Une dame un peu plus âgée que leur mère leur sourit.

« Super mes fleurs, donnez-les moi. »

Aucune remarque, les deux demoiselles rassurées saluèrent la dame avant de disparaître sur les toits. Elles avaient d’autres choses à faire. Assez loin pour se séparer, Ino se stopper. 

« Tenten, ça te dirai qu’on mange ensemble. 
- Ichiraku ou Grillades ?
- Je pencherai pour Ichiraku, il n’est pas encore l’heure pour le boulet en orange de manger.
- Ce n’est pas un mauvais gars, ce Naruto. Je suis sûre qu’un peu de monde dans cet endroit sera profitable pour le commerce.
- Si en plus de ça, ce sont deux magnifiques demoiselles. C’est encore mieux…
- Magnifiques ?
- Je n’avais jamais remarqué ta beauté, je peux à présent en voir un morceau. Si tu me laisses te coiffer, tu auras un tas de garçons à tes pieds.
- Ino, ça ne m’intéresse pas vraiment.
- Il n’a rien de mal à plaire... »

Sachant que c’était inutile de faire plus débat avec la jeune femme, elle lâcha un soupir. Tenten abandonnait la partie. Alors qu’elles arrivèrent devant la petite boutique, elles purent sentir la délicieuse odeur qui embaumait les environs. Leurs estomacs se mirent à grogner. Elles rirent et soulevaient une partie du tissus sur lequel était écris le nom du petit restaurant. Elle s’installa sur un tabouret. Ino se mit à ses côtés. La ninja aux cheveux bruns posa un regard sur les différents bols de ramens possible. Profitant de cet instant de distractions, l’autre demoiselle avait défait le premier chignon. 

« Ino, tu pouvais faire ça après. 
- Et rater la tête de Naruto face à ta beauté, il te plaît ? Fais gaffe, Hinata est une sacré concurrente…
- Il ne me plaît pas particulièrement, il a un truc. Je ne peux pas le détester. C’est tout. Je vois comment il progresse. Combien c’est un ninja qui fait des efforts pour lui, pour le village. Aucun garçon ne me plaît. Je te l’ai déjà dit.
- Tomber amoureuse…
- Je me suis consacré à l’art ninja, tu le sais…
- Dommage. »

Tenten sourit et laissa Ino défaire son deuxième chignon. 

« Satisfaite ? 
- Pas vraiment. Je suis un peu triste... »

La ninja aux cheveux bruns roula des yeux et posa un bref baiser sur les lèvres de sa camarade. Elle aimait les dames, et ça, elle le savait depuis longtemps. Car elles avaient une force et une volonté digne d’elle. Elle la regarda, le regard de l’autre ninja changea un peu.

« Tu as un faible pour les filles ?
- On peut dire ça, en effet. Mais je ne forcerai jamais personne, même la femme qui me plaît à changer de bord juste pour moi. »

Le silence était agréable, si bien qu’elle oubliait presque qu’elle était dans un restaurant de ramen. Quand le patron vint pour prendre les commandes, elle prit deux bols au poulet. Sachant le régime que s’imposait Ino, elle avait opté pour le moins fourni de graisse. Mais avec assez de protéines pour malaxer correctement du chakra.

« Je ne sas pas quoi dire…
- Je m’en doutais, j’ai commandé du poulet, je sais que tu fais un régime. Serait-ce pour un garçon ? Lequel te plaît ?
- Je ne sais plus. C’est vrai, tu es belle, surtout avec tes cheveux comme ça, on dirait des vagues brunes. J’ai envie de glisser mes doigts dedans. Encore plus. Pas juste pour défaire tes chignons. J’ignorai que tu en prenais soin.
- C’est pourtant le cas. Je les attache par commodité. Je suis spécialisé e invocation d’armes. Il serait bête qu’une mèche de cheveux se retrouve coincée. Tu ne crois pas ?
- Maintenant que tu le dis… Cela parait logique. Donc je peux ?
- Autant que tu le souhaites. »

Les deux jeunes femmes prirent leur dîner tranquillement jusqu’à l’arrivée de Naruto qui cria avec force en voyant d’autres clients que lui. Les deux filles voulant de l’intimité s’en allèrent pour passer du moment ensemble. Ino s’approcha de la ninja aux cheveux bruns et lui prit les mains.

«  Je ne te promets pas que je serai une amoureuse idéale, mais tu veux bien qu’on essaye toutes les deux.
- Pourquoi je dirai non ? Tu es une magnifique ninja. J’espère qu’on pourra aimer ou mieux s’aimer.
- Je l’espère... »

Les deux demoiselles s’en allèrent, le sourire aux lèvres. Elles avaient une personne qui serait là pour elles. Se soutiendront autant qu’elles le pourraient. Ninja est un métier dangereux après tout. Elles n’étaient pas l’abri du pire, ce qui n’écarterait pas de vivre le meilleur ensemble...

Chapter Text

Les cheveux noirs agités par le vent, il lâcha un soupir. Son souffle chaud formant un nuage dans les rues blanchie par la neige. Il ramassa ses vêtements, comme d’habitude, il s’était déshabillé. Pourtant il n’avait que répondu à la provocation de Natsu. Comme à son habitude, l’autre garçon lui avait remarqué qu’il était quasi nu. Cette bagarre était celle de trop. Celle qui avait fini par le blesser, pas physiquement, mais mentalement. Alors qu’il n’attendait aucune aide. Aucun secours, il sentit une main sous la sienne, si petite qu’il avait cru l’espace d’un instant que c’était celle d’un enfant. Pourtant, il croisa le regard d’une jeune femme. Ses longs cheveux bleus et son sourire innocent.

« Wendy, merci, tu n’étais pas obligé de m’aider.
- Quand même un peu, je sais que tu souffres des mots de Natsu. Il ne se rend pas compte du poids que les mots peuvent avoir.
- Et Lucy ?
- Tu ne penses pas qu’elle aurait fini par frapper cet imbécile. En plus, il ne sait pas qu’il joue avec un cœur, celui de Lisanna. Elle l’aime toujours, son rapprochement auprès de Lucy, bien qu’elle ne peut l’empêcher, elle n’apprécie pas vraiment. Je suis sûre que ces deux-là ont des choses à se dire. Pour notre jolie blonde, tu devrais lui parler directement. Peut-être que tu seras surpris.
- Pour une fille de ton âge, tu es très mature, Wendy.
- Tous les dragons slayers ne sont pas des imbéciles. Grandine tenait à ce que j’apprenne un tas de choses.
- Elle a bien fait son travail. »

Il s’habilla la fraîcheur du tissu n’était pas dérangeante. Le froid, ça faisait longtemps qu’il ne sentait plus comme les autres. Il sourit doucement. Ses pieds le conduisirent rapidement dans l’appartement de la jeune femme. Il s’installa sur un des fauteuils, content qu’il était le seul à squatter en ce moment. Il pouvait entendre la jeune femme chanter quelque chose, il se laissa bercer un peu par les paroles simples et joyeuses. La période était propice au bonheur. La demoiselle semblait adorer s’exprimer vocalement sur son bonheur d’être si proche de faire des cadeaux, d’en recevoir. Elle arriva dans son salon à moitié habillée. Elle posa son regard sur lui.

« Gray, qu’est que tu fais là ?
- Je voulais te saluer et vérifier quelque chose.
- J’espère que ce n’est pas pour vérifier que tu peux rentrer quand tu veux…
- Non, même si ça m’a beaucoup arrangé que je puisse entrer là et que je suis seul ici, à part toi.
- Tu permets que je m’habille un peu ?
- Vas-y, je ne bougerai pas.
- N’en profites pas pour te déshabiller. »

Gray roula des yeux. Il avait une sale habitude, ce n’était pas sa faute si la plupart du temps, il se retrouvait presque nu. Au moins, on ne pouvait pas rater son tatouage. Celui que la guilde avait gravé si proche de son cœur. Il laissa son regard se promener sur l’appartement. Il y avait pas mal de livres, des objets qui semblaient sur le point de s’écrouler. Sûrement à cause des visites intempestives des autres. Y compris les siennes. Le jeune mage s’en voulait un peu. Il ferait de son mieux pour ne pas empirer le cas e certains objets. Il entendit clairement la jeune fille arriver.

« Voilà, je suis habillé, tu voulais dire quoi ?
- Natsu, il m’a dit des choses sur lui et toi.
- Quoi donc ?
- Comme quoi tu le préférais lui et que j’avais aucune chance d’avoir une petit-amie sauf Juvia.
- Il est gonflé. Il a Lisana à ses pieds, qui se bat pour l’avoir. C'est au point, qu’elle a voulu me défier en combat. Mais je lui ai dit que je ne voyais qu’un frère en Natsu. Un frère qui devrait grandir un peu pour me plaire. Si je devais choisir, je prendrais une personne plus mature. Limite toi, Gray. Même si je n’aime pas trop ta manie de toujours trouer nu ou presque dans la rue. C’est gênant.
- Désolé, c’est une habitude que j’ai attrapé en étant avec mon ancien maître. Elle avait, elle aussi tendance à se dévêtir.
- Elle a dû en faire saigner des nez.
- Oui, et tu voudrais bien de moi donc ?
- C’est une possibilité que je n’écarte pas. Tu es un joli garçon, je comprends pourquoi Juvia t’admire autant. Mais je ne serai jamais comme elle.
- Je n'ai pas envie d’une petite amie en pâmoison devant moi.
- Tu gagnes des points en utilisant des mots plus complexes. Tu sais que j’aime écrire, voir qu’un garçon me suit plus ou moins est agréable. Question vocabulaire au moins...
- J’aimerais lire ce que tu fais, quand tu seras prête à les faire lire.
- Je te laisserai lire, j’espère que tu n’as rien contre les couples spéciaux.
- Genre mono genre ?
- Peut-être... »

Gray sourit doucement et posa sa main sur son épaule. Il se fichait bien de ça. Il pouvait faire des efforts pour elle. Car il l’aimait. Il l’aimait comme un fou.

« Ne t’en fais pas, je lirai. J’aime passer du temps avec toi. Rire avec toi. J’aimerais que tu me laisses une chance. Celle de te séduire pour ce que je suis.
- Je t’apprécie beaucoup. Je vais te laisser une chance. Mais je ne sais pas grand choses de relations, à part ce que j’en ai lu… Tu m’excuseras si je suis maladroite.
- Je le serai tout autant. On apprendra ensemble, ça te va ?
- Bien sûr que oui. »

Il sourit et posa un bref baiser sur la joue de la jeune fille. Maintenant, c’était sa petite amie. Qu’importe ce que Natsu dirait. Elle lui avait donné une chance. Gray serra sa main doucement, un immense sourire sur le visage. Au point qu’il fit rire la jeune femme.

« Tu as un sourire magnifique, tu le fais si peu, je suis heureuse qu’il me soit réservé... »

Le jeune homme rit à son tour. Leur relation n’était pas jouée, pourtant, il faisait ce chemin ensemble. Et la suite seule eux la vivront. Amour et disputes jalonneront leur vie. Mais aucun n’oubliera l’autre, car ils étaient le premier et peut-être le dernier...

Chapter Text

Un rire se fit entendre, de tous les porte-bonheur, la voyante avait tapé fort, en conseillant des minis sapins de Noël. Il avait beau mettre sa main devant sa bouche, Takao était complémentent hilare. C’était trop comique pour ne pas s’en amuser. Le jeune homme aux cheveux bruns avait tout le mal du monde à reprendre son sérieux. Si bien, que le garçon aux cheveux vert qui tenait le sapin frappa le crâne de celui qui était plié en deux.

« Ce n’est pas drôle, imbécile. 
- Avoue que ça tombe très bien, vu la période. Il te manque plus que le pull moche. Et on aura le stéréotype de type dans un film de Noël.
- La ferme, va embêter quelqu’un d’autre… Si possible loin.
- Tu n’es pas drôle, mais j’ai une bonne piste. »

Le garçon aux cheveux vert souleva un sourcil avant de lâcher un soupir. Le garçon nommé Takao était sorti, pressant le pas. Sans pour autant courir, il n’avait pas envie de se faire remonter les bretelles par le président des élèves qui avait un sacré balai dans le cul. Il vit son vélo sur lequel était attaché une remorque assez grande pour transporter quelqu’un. Il la détachait pour le moment, et envoya un message à sa mère pour récupérer le supplément. Il se mit à pédaler en sifflant. Le froid rendait sa prise hésitante. Mais il serait arrivé assez vite. C’est sans surprise qu’il vit une masse de cheveux bleu se détacher de la masse d’élèves Il s’étonna que peu de personnes le remarque. Il arriva à hauteur de la masse de cheveux.

« Salut Tetsuya, ça te dit que je te dépose quelque part ? »

Deux billes bleues intenses le fixaient. Un frisson le parcourrait face à ce visage neutre, mais curieux. Curieux de savoir ce que voulait Takao. Il rit doucement.

« J’avais envie de te voir.
- Pourquoi ?
- Tu m’as marqué, lors de notre match. Tu m’as presque échappé. On t’a déjà dit que tu étais une sorte magicien. »

Le garçon aux cheveux bleu haussa les épaules. 

« Peut-être. Mais que me veux-tu ?
- Juste parler ensemble. Manger un morceau. Midorima est parfois bizarre. Je t’aime bien aussi. Ça pourrait être sympa si on était ami. Parce que je ne risque pas de t’oublier. Une part doit être agacée de toujours faire remarquer ta présence.
- Là, je suis plus agacé par ton insistance, mais bon. Je ne dis pas non à un milk-shake au Maji Burger.
- Alors on se fait ça. Je t’invite à t’installer sur le porte-bagage.
- Et ta remorque ?
- Je l’ai laissé à ma mère. Je resterai prudent, ne t’en fait pas. »

Takao put sentir le poids du jeune homme baissé un peu le vélo. Il sourit et pédala quelques minutes, il se retrouva devant le fast-food. Il vit qu’il n’était pas le seul cycliste des environs. Il attacha rapidement son vélo et prit le bras de Kuroko. 

« Je ne vais pas te lâcher. 
- J’aurai dû m’en douter que tu me retrouverais.
- Toujours, c’est mon super pouvoir. »

L’autre garçon le fixa avant de le suivre malgré lui. La chaleur et l’odeur de restauration rapide le faisant u peu vacillé. Il avait peu mangé dans ce genre d’endroit. Surtout avec Midorima. Il se demanda ce que c’étaient toutes ces sortes de burgers. Lequel serait bon à manger. Pourquoi le jeune garçon aux cheveux bleu adorait le milk-shake.

« Comment va ton copain ?
- Quel copain ?
- Celui aux cheveux rouges là.
- Kagami va bien, c’est une bonne lumière.
- J’ai pu le remarquer. Même si je n’aime pas trop le principe que tu restes dans l’ombre…
- On s’y fait…
- J’aimerais que tu montres un peu ce dont tu es capable. À quel point tu es un joueur sensationnel. J’aimerais pouvoir t’aider. D’une manière ou une autre.
- Pourquoi pas, on pourrait jouer ensemble de temps en temps.
- Alors amis ?
- Je pense que c’est le cas. »

Takao sourit, il avait que peu d’amis, donc savoir que ce garçon discret ouvre un peu ses bras pour l’accepter parmi les gens qui faisaient sa vie. Le jeune garçon commanda sa boisson, lui prit un burger classique. Au moins, il pourrait tester d’autres goût s’il revenait avec ce garçon. Il imaginait les séances de jeu avec ce garçon. Sa vivacité, son côté presque magique et ses limites physiques. Il ne le forcerait pas trop. De toute façon, il devait rentrer chez lui. Donc garder assez d’énergie pour pédaler comme un fou. Et peut-être prendre sa remorque avec Midorima. Le jeune garçon aux cheveux verts avait beau dire l’inverse, il avait de l’affection pour le fantôme de la génération des miracles. 

« Tu penses qu’on pourra s’entendre sur le long terme ?
- Peut-être. J’ai mis du temps pour m’y faire. Mais se faire voir au moins par quelqu’un est agréable.
-Je serai celui qui te verra le plus souvent. Kuroko, je mettrai un peu de lumière dans ta vie. »

Le sourire discret du jeune garçon fit très plaisir à Takao. Ce dernier frotta sa tête. Il était si content. Cette relation, il allait la bichonner, la garder précieusement.Deux billes bleues intenses le fixaient. Peut-être qu’il le deviendrait. Il avait bon espoir. Il sortit une heure plus tard. Laissant le jeune garçon s’en aller à pied alors que lui retournait dans son quartier. Il ne croisait pas Midorima. Mais tant pis, il lui raconterait son amitié avec Kuroko plus tard. Il était sûr et certain que ça lui ferait très plaisir. Il rentrait chez lui de bonne humeur, si bien qu’il aida sa mère à faire à manger. Il n’était pas le plus doué, mais chaque action allégeait la journée de celle qui lui avait donné la vie. Sa bonne humeur dura un bon moment, si bien que le fan d’astrologie finit par le congédier un moment. Un moment qu’il passa avec Kuroko, à jouer malgré la fraîcheur, à l’extérieur. Un moment qui sera amené à se répéter bien plus tard… 

Chapter Text

Beaucoup de choses sucrées trouvaient grâce à son palais, mais c’était toujours mieux quand elle le partageait. Comme en ce moment. La jeune fille à côté d’elle souriait, preuve qu’elle aussi appréciait ce moment de pure gourmandise. Leurs mains se frôlèrent dans l’étroite boite pleine de délices orientaux. Ou le miel et l’amande n’avait de cesse de les surprendre.

« Désolé.
- C’est moi qui dois m’excuser Rose. »

La dénommée Rose fixa son amie avant de poser dans sa paume la sucrerie la plus proche. Elle sourit doucement.

« Tu n’as pas à t’excuser Juleka, j’ai dit que cette boite on la mangera à deux, ce n’est pas pour qu’à la moitié, chacune part de son côté.
- Tu fais des infidélités à la boulangerie où travaille les parents de Marinette ?
- Pas vraiment, j’étais curieuse de manger ce genre de choses quand j’ai Alix en livrer l’autre jour. Avoue que la boite colorée attire le regard... »

Un rire se fit entendre, c’était celui de la jeune fille aux cheveux noir et violet. Alors que la demoiselle aux cheveux blonds continuait de défendre son achat compulsif. Si bien qu’elle se stoppât en voyant l’autre rire de plus en plus fort.

« C’est agréable de t’entendre rire… »

Les deux jeunes femmes continuèrent à manger les sucreries en silence. Seul le froissement indiquait que le contenu du paquet diminuait progressivement. Si bien, qu’après un peu près d’une demi-heure, le contenant était complémentent vide. Rose se leva doucement.

« Je vais faire un thé à la menthe, tu en veux Juleka.
- Oui, merci.
- De rien, j’ai un tas de choses à te dire. J’espère que ça ne te dérange pas ? »

Seul un sourire répondit à la jeune femme aux cheveux blonds. Juleka n’était pas une grande bavarde, mais chaque moment passé avec ses amis et en particulier était précieux. Elle savait que son attachement envers Rose avait depuis longtemps dépassé le seuil de la simple amitié. Elle savait tant de choses l’une de l’autre. Si bien qu’elle sût quand l’une allait mal ou non. La bonne humeur de la demoiselle au nom de fleur donnait du baume au cœur à l’autre demoiselle. Souvent, elle passait inaperçu et donc elle était du genre à se sentir invisible. Jusqu’au moment où elle sentait le regard tendre de la jeune fille aux cheveux blonds. Elle arriva avec un plateau qui semblait lourd. Voulant l’aider un peu, elle se leva.

« Reste assise, je vais me débrouiller pour y arriver. Je ne suis pas autant maladroite que Marinette. »

Bien obligé de céder ce point à Rose, Juleka se réinstalla sur le coussin sur lequel elle était assise depuis un moment déjà. Moelleux à souhait, il s’affaissa sous son poids. Le plateau sur le sol. L’autre jeune fille s’installa à ses côtés. Ses yeux bleus pétillants de joie.

« Tu sais que j’adore les histoires d’amour. Celle-ci, je m’y attendais un peu, mais m’a quand même surprise. Nathaniel qui était à fond sur Marinette sort avec Mark. Tu sais son scénariste je suis tellement contente pour eux.
- Moi aussi, ils sont vraiment trop mignons ensemble.
- En parlant couple mignon, celui de Mylène est chou aussi. De belles histoires d’amour comme ça, j’en rêve…
- Cela ne te dérange pas ?
- Qu’est-ce qui devrai me déranger. L’amour, c’est beau, tant les deux amoureux s’aiment sincèrement, je ne peux qu’approuver. Tu aimes quelqu’un toi. Dis-moi tout.
- C’est que…
- Je ne vais pas te juger, tu sais.
- Je sais... »

Le regard insistant posé sur Juleka. Rosa savait parfaitement faire craquer son amie. Elle cacha brièvement son visage avec ses mains fines.

« Je ressens plus de l’amitié pour toi… Désolée, si tu voulais plus me voir, je comprendrai…
- Que du contraire, j’avoue que tu es la seule personne de mon entourage avec qui je suis si bien. Même avec le Prince Ali, ça ne s’est jamais aussi bien passé. J’étais sûrement trop aveuglé par mon admiration. Et je sais à quel point cette obsession peut être effrayante. Il suffit devoir Marinette parfois. Elle est vachement flippante. Mais je peux pas lui en vouloir, il lui fallu des années pour comprendre que ton frère serai bien mieux pour elle. Je veux bien être ta partenaire de vie, Juleka.
- Tu parles trop.
- Je sais.
- Idiote... »

Juleka posa timidement ses lèvres sur celle de la jeune femme proche d’elle. Le baiser était bref, mais rempli de promesses. Ne sachant pas trop quoi faire ensuite. Elle posa sa main sur celle de l’autre jeune femme. Elles savaient que se le dire était une chose, l’autre serait d’en parler aux autres. Pour sûr, il serait un des couples les plus inattendus de leur entourage. Surtout en sachant que Rose était à fond sur le prince qu’elle avait rencontré. Qu’elle prenait régulièrement ses nouvelles. En sortant avec Juleka, ça devrai peut-être prendre fin…

« Je pourrai prendre des nouvelles du prince ?
- Bien sûr, je ne vais pas te l’empêcher. Il fait partie de ta vie. Par contre, j’aimerais qu’il soit au courant, pour nous deux.
- Oh, il le sera très vite. Mais j’aimerais rester son amie. Une véritable amie, pas comme le prétendait Lila. Je suis bien contente qu’elle soit dans un hôpital pour soigner sa tendance à la mythomanie. Même Pinocchio ne mentait pas autant qu’elle, ce qu’on a été aveugle avec cette fille. Combien de fois Marinette a souffert par sa faute…
- Trop de fois, je suppose, mais profitons de nous et de ce qu’on vit…
- Oui, tu as raison. »

Penser à elle en premier n’était pas habituel pour les deux jeunes femmes, mais leur mise en couple les faisaient progresser. Pour lepluss grand bonheur de Alya et Nino qui les soutenait comme de véritables amis. Les deux couples s’amusaient des autres couples, lançant des paris sur les premiers enfants qui allaient arriver un jour ou l’autre. Les deux jeunes femmes avaient vu juste en pariant sur Mylène et son chéri.

Des années plus tard, elle s’amuseront de leur début timide de mise en couple. Mais c’était comme ça qu’elles se sentaient plus heureuse. Chacun trouvant dans l’autre beaucoup de respect.

Chapter Text

Penché au-dessus d’une feuille de papier, Djidanne réfléchissait avec quelle phrase commencer. Il était certes doué avec l’action, mais moins avec les mots. Pourtant, il avait voulu faire cette lettre. Ce pli qui sera sûrement lu au moins une fois par la femme qui hantait la plupart de ses pensées. Le jeune homme se gratta le crâne, manquait par ce geste de défaire sa queue-de-rat qui retenait ses cheveux blonds. Il respira à fond pour se calmer. Le stress ne rendait rien facile. Il l’avait vu de nombreuses fois. Il sourit avant de plonger la plume dans l’encre. Il posa cette dernière sur la feuille. Il n’avait aucune idée de ce qui allait sortir, mais tout son cœur y serait. C’était ce qui était le mieux pour lui. Pour eux.

« Ma chère Grena,
Si tu savais à quel point je t’aime. Je sais que tes sentiments envers moi ne sont parfois pas simples. Je suis qu’un citoyen, un ancien voleur et celui qui a participer activement à ton enlèvement. Cet événement que tu as provoqué aussi. Je sais qu’une part de toi doit s’en vouloir. Ta mère adoptive a été affective avec toi durant des années avant de devenir le monstre qui nous a poursuivi. Enfin, je ne peux que l’imaginer lorsque tu en parles à demi-voix. Je devines que lorsque tu pleures la nuit, ce sont ces années de bonheur que tu revois. Car je te regarde souvent lorsque tu dors. Tu devrais dire à tes gardes de faire plus attention à ce qui rentre. Ou simplement qu’il me laisse faire en connaissant notre amour. Je t’aime tellement que chaques secondes loin de toi me fait si mal. Sentir ton corps proche du mien pour le serrer et l’embrasser, j’en rêve. J’aimerais que tu sentes libre d’aimer. Moi ou non. Je t’aime tellement que mes rêves sont avec toi. J’arrive même à imaginer des enfants. Moi, le garçon crée par caprice. Je me suis senti indigne de toi, de cette vie. Mais vous étiez là. Toi et les autres. Surtout toi. Ton chant, celui que tu as fait lorsqu’on était en fuite. Celui que je n’ai jamais su entendre entièrement. Tu t’es arrêté dès que tu m’a vu. Tu es si belle, même lorsque tes cheveux étaient courts. J’ai espéré que tu m’embrasses, mais tu m’as laissé seul. Parce que tu n’as jamais cru à cette pièce de théâtre. Laisse-moi une chance. Laisse-moi gagner la possibilité de te faire la cour. Malgré ma position. Malgré nos milieux différents. J’aimerais que cette histoire évolue. De prendre ta main et me lier à toi d’une façon ou d’une autre. Je sais que ça peut être un peu pervers. Mais je veux connaître de toi, tout. Ces parties sombres que tu caches à d’autres, je les accepterai. Tu connais un peu de mes ténèbres. Mais je suis sûr qu’on a des choses à apprendre de l’autre. Tu es ma princesse. Ma reine, celle qui règne sur mon cœur, mon âme, mes rêves. Laisse-moi être pour toi celui qui comblera tes désirs, essuiera tes larmes, te fera rire, mais celui qui te veras prendre de l’âge et t’aimera malgré tout. C’est plus que ton extérieur qui me plaît, c’est tout ce que tu es et ce que j’imagine que tu es. Tu es libre de refuser. De brûler cette lettre. Mais je t’en prie, donne-moi une réponse. Je l’accepterai. Qu’importe si elle négative ou non. Je t’aime et ces mots sont bien pâle face à l’affection que je te porte. Djidanne, celui à qui tu as volé le cœur. »

Il plia la lettre soigneusement et la mit dans une enveloppe. Il la poserait sur sa table. Espérant que Steiner ne l’ouvre pas avant. Il marque avec élégance le nom de la jeune fille. Il n’avait aucune envie que son pli soit confondu comme celui d'Eiko. La pauvre jeune fille avait eu un faible pour lui un bon moment. Mais sa déclaration avait aidé le garde du corps et la policière de former un couple. Les deux se tournant autour depuis un moment déjà. Il sortit de sa petite chambre miteuse. Il se faufila sur les toits. Il arriva bien vite devant le château où habitait la jeune femme. Les grilles immenses ne lui faisaient pas peur. Il entra de façon discrète, suivant de près un garçon aux cheveux blancs qui lui ressemblait, sûrement son frère qui venait encore parler de ses peintures. Il était rien tenté de l’empêcher de la voir. C’était lui et lui seul qui verrait la princesse. Oui, il était un voyou. Oui, il avait un dossier qui lui serait reprocher quand il se marierait peut-être. Mais il n’en avait rien à faire.

« Frangin, laisse-moi l voir en premier.
- Tiens, ce cher Dane. Si je m’attendais à te voir aujourd’hui. Tu vas me faire quoi si je vais quand même la voir ? J’attends, je suis impatient.
- Kuja…
- C’est mon nom, en effet. D’accord, je te laisse la voir seul. Mais tu seras obligé de poser pour moi, demain.
- Tu veux me peindre ?
- Bah oui, tu es joli garçon, si tu n’étais pas mon frère, je te draguerais volontiers.
- Va draguer quelqu’un d’autre. Je suis sûr que tu trouveras quelqu’un. Surtout quand dans ces boites colorées avec de la techno à fond.
- Avoue que tu étais mal à l’aise samedi.
- Ta gueule.
- Très éloquent, à demain frangin. »

Le jeune homme laissa passer son frère. Il avançait d’un pas déterminé, il pouvait voir Steiner devant la porte. Elle était là. Juste derrière cette porte. Il sourit au garde. Ce dernier le laissa passer. Il frappa quelques coups. La porte s’ouvrit et la jeune feme lui sourit avant de le serrer fort contre elle. Silencieusement, elle prit la lettre et se mit à la lire doucement. Elle rit doucement avant de se retourner.

« Moi aussi, je t’aime. Je me fiche ce qu’on dira. Mais j’aimerais qu’on fasse une partie de notre vie ensemble. Princesse ou pas. Je serai ta reine. Cela me suffit amplement. »

Elle avait dit oui, des mois plus tard, ils se marièrent sous les rires de leurs amis.

Chapter Text

Un rire amer se fit entendre. Ce dernier venait d’un jeune homme aux pupilles vertes et aux cheveux bruns. Si d’habitude son hilarité était plus naturelle, là ce n’était pas le cas. Voir ainsi certains de ses amis dénigré, il ne pouvait l’accepter. Une rage folle grondait en lui. Refaire le portrait de ces pauvres types. Il serra le poing. Ses ongles griffant sa peau, sans aucun doute, il saignait un peu. Pas assez pour le privé quelques jours de sa passion. Passion qu’il partageait avec son meilleur ami, Nanase Haruka. La cuisine, même si inversement à ce dernier, qui avait une passion sans borne pour le poisson et autres produits de la mer. Lui, adorait varier ses plaisirs. Bien que sa vie de prof lui avait appris à faire face à certaines idées rétrogrades. Il n’avait pas été préparé à autant de colère, de haine. Au point que les clients dans le restaurant de son ami étaient aux abonnés absent. Il était un des seuls clients. Le Japon était si rétrograde… Il respira à fond. Il comprenait son collègue à présent qui grillait régulièrement une cigarette lors des pauses d’inter-cours. Il se laissa un peu tomber sur la table. Un soupir lourd de sens s’échappa de ses lèvres. Il savait que son ami en avait rien à faire des rumeurs. Pourtant, c’étaient les bons échos qui faisaient fonctionner son restaurant de poisson. Il sentit une main sur son épale. Sachant que Haruka était peu tactile avec lui, il leva ses yeux pour voir une main plus épaisse que Nagisa. Peut-être Rei… Il croisa un regard d’acier d’un ami à Rin. Sousuke. Ce connard n’était pas homophobe, mais ça ne l’avait pas empêché de vouloir Rin pour lui. Pour lui seul, obligeant l’employé de bureau en matériel de sport à s’éloigner un moment de son aimé. 

« Tu fais quoi ?
- J’essaye de te rassurer…
- Un connard comme toi sait ce que je ressens ? À quel point je suis triste de voir les clients fuir ce restaurant ? Combien j’ai mis de l’énergie avec d’autres amis pour le décorer à son goût. Comment on l’a forcé à moins se dévêtir quand il cuisinait ? Même à se former auprès de grands chefs ? Tu ne sais pas, tu as préféré garde Rin. Rin qu’il aimait tant. Tellement qu’il était blessé d’entre être loin, à cause de toi. De ta présence et de ta putain de jalousie… »

C’était sorti sans qu’il puisse le contrôler. Sa colère, tout ce qui d’habitude, il gardait pour lui et son psychologue qui était celui de l’école. Un homme d’une quarantaine d’années souriant qui traitait en premier lieu les éventuelles intimidations. Sa maîtrise des arts martiaux l’avait permis de stopper plus d’une bataille.

« Je … Je suis désolé, j’aimais tellement Rin… Je crois qu’il allait me retirer une personne précieuse à moi. Me dire de plus le voir. Il m’a aidé. Quand je suis sorti de la chaise roulante… Alors que ce n’était pas son rôle… Désolé… Makoto, je ne voulais pas le perdre. Je n’ai jamais aimé aussi fort… Je l’aimais... »

Makoto fixa cet homme, il roula des yeux. Il avait assez de ramasser les éclats de cœurs des autres. Il n’était pas un réparateur. Loin delà. Lui aussi, il avait aimé. Trop fort. Il avait aimé homme et femme indifféremment pour ensuite devenir qu’un ami avec qui ont plaisantait de son compagnon ou compagne. Il était l’éternel célibataire. Il n’avait pas vraiment envie de ramasser cet homme. Pourtant au fond de lui. Il sentait qu’il devait faire quelque chose. Il passa une main dans ses cheveux. Alors il respira à fond. Pesant le pour et le contre. Puis il ferma les yeux.

« D’accord, je te pardonne, mais j’aimerais que tu t’excuses à Haruka. Pour tout ce que tu as fait. Ensuite, je peux t’aider à oublier. Je ne suis pas libre en semaine, sauf pendant les vacances scolaires. Je suis enseignant, mes élèves passent en premier.
- Je comprends. Je m’excuserai. Mais toi, tu es prêt à te sacrifier pour un pauvre connard comme moi ?
- Ce n’est pas un sacrifice. Je sens qu’on a plus en commun que l’on pense. Et puis on est deux hommes avec des besoins.
- Tu pourrais coucher avec moi, comme ça ?
- Pourquoi pas. Si on est tous les deux d’accord là-dessus. Mais sache que quoi qu’il arrive Haruka et mes amis comptent beaucoup.
- Rin compte énormément, je finirai par m’arranger avec les autres types.
- On verra, mais ça te dirai une nuit endiablée, vu qu’on s’est arrangé ?
- Essaye donc de me dominer... »

Makoto se mit à rire avant de se lever. Il prit le bras de Sousuke. Il ne pouvait s’empêcher d’imaginer ce que serait d’avoir cet homme sous lui. L’air de rien, ça l’excitait un peu. Il se hâta de sortir, non sans avoir posé quelques billets devant un des serveurs. Il n’en avait rien à faire du froid, de la neige qui recouvrait le sol. Toute son âme ne pensait qu’à ce qui allait arriver. Si bien que son pas se pressait. L’appartement que l’instituteur n’était pas bien loin. Il fouilla ses poches et sortit ses clés où pendait quelques bricolages que lui avait donné ses élèves. 

« Tes élèves semblent t’aimer bien t’aimer.
- Oui…
- Je finirai par voir ce côté de toi. Mais avant, je vais découvrir un peu la bestialité que tu caches.
- Oh ça oui... »

Les deux hommes se dévêtir rapidement. Si bien qu’ils se retrouvèrent nus après quelques minutes. Ils se regardèrent. Les muscles parfaitement dessinés ravissaient les deux hommes.

« Professeur, vous êtes bien musclé.
- C’est vrai, mais je peux en dire de vous monsieur le vendeur d’article de sport. »

Makoto s’approcha de façon féline, il saisit la hanche de l’autre homme. Il planqua son érection sur celle de son futur partenaire. La nuit qu'ils passèrent, furent longue et chaleureuse. Le duo imprévu fit quelques soirées pour se connaître, mais surtout pour lâcher le feu qui brûlait en eux. De ce lien qu’il avait qu’entre eux. Ils finirent par s’aimer, au plus grand étonnement de Rin d’ailleurs qui n’avait jamais prévu ça...

Chapter Text

Beaucoup trop de monde tournait autour de cette fille, pourtant elle ne pouvait lui en vouloir. Ophilia avait ce quelque chose qui donnait à la plupart des personne l’envie de la suivre. Parfois, elle se retrouvait parmi ce troupeau, c’était bien malgré elle. Tressa s’éloigna du chemin habituel de la jolie demoiselle. Tous les matins, elle passait là dans cette rue précisément. Pourquoi ? Elle n’avait pas vraiment cherché la raison. Elle lâcha un soupir. La foule s’approchait, prenant presque toute la largeur du trottoir. Si bien que certains marchait sur la route. Les automobilistes mécontents klaxonnèrent face à cette attitude peu prompte à leur donner le droit de rouler tranquillement. La demoiselle aux cheveux blonds sourit en la voyant. 

« Bonjour, tu es Tressa ?
- c’est bien moi que veux-tu ?
- J’aimerais savoir si tu avais quelque chose pour m’aider.
- Pourquoi ? Je pense que parmi dans ceux qu’ils te suivent, il doit avoir une personne mieux indiquée que moi. Une simple commerçante débutante. »

Le groupe à l’arrière la huait, lui disait des insultes et d’autres choses désagréables, comme lui lancer des objets. Elle évita au dernier moment un objet des plus dangereux. Ne voulant pas se faire blesser, elle reculer jusqu’à qu’elle soit assez loin de la foule. À ce moment précis, elle se mit à courir loin, très loin. Ces gens étaient vachement dangereux. Pourtant, la jeune femme ne ressemblait à rien à une reine des abeilles qu’on voit dans ces films américain se déroulant dans une école. Gentille, souvent celle qui s’arrêtait quand elle voyait quelqu’un ou un animal blessé. Tressa l’avait déjà vu aux petits soins pour un chaton dans une boite. Plus loin de toute l’agitation, elle marcha. C’était tellement rare les jours de congés quand les commerces qu’elle ne savait pas trop où aller. Ce qui était sûr ce qu’elle éviterai certains lieux qu’elle savait fréquenté par la demoiselle. Le premier endroit était une librairie tenu par deux jeunes hommes qu’elle appréciait beaucoup. L’un d’entre eux s’approcha d’elle doucement.

« Bonjour, ravi de te revoir Tressa…
- Thérion, tu m’as fait peur... »

L’homme aux cheveux gris sourit de toutes ses dents. En dehors de sa façon de vêtir et ses cheveux colorés, l’homme était du genre très discret. Si bien qu’il n’était pas rare qu’il surprenne les clients, comme elle. Le magasin ne possédait peut-être pas d’anti-vol. Mais les interventions et l’observation de ce garçon décourageaient les éventuels pillards. 

« Tu n’es pas venu la semaine dernière, il y a eu un auteur en dédicace. Je t’ai gardé un exemplaire, sachant que tu adores ce genre d’objets. Peut-être que le contenu te plaira en dehors de cette rareté. On a aussi les derniers volumes de la série que tu as achetée l’autre jour. Cyrus ? »

Au fond du magasin, on pouvait entendre un tas de choses tomber. Inquiet, l’homme s’en alla pour voir comment se portait l’autre au fond.

« Cyrus ?
- Je hais les fêtes de Noël… Quelle idée de décorer le magasin.
- Pour les clients, tu le sais. Devine qui est là ? »

Sous les décorations, apparaissait une masse de cheveux bruns suivie de près par une tête dont les yeux s’éclairaient devant la présence de la jeune femme.

« Une amoureuse des livres, ma préférée. Tressa, je suis content de revoir. Pourquoi tu as tes manches déchirées ?
- Toujours aussi observateur vieux filou.
- Oui… Désolé.
- J’ai croisé Ophilia.. Et ses clients n’ont pas apprécié ce que j’ai dit. Elle voulait m’acheter quelque chose.
- Pauvre femme, ces suiveurs doivent beaucoup l’agacer. Tu es une des seules personnes qu’elle croise qui ne fait pas partie de son fan-club…
- Tout ça parce qu’elle a joué un rôle très mineur dans une série populaire. Oui, elle est belle, mais ce n’est pas une raison pour se faufiler dans son ombre…
- On dirait une amoureuse…
- N’importe quoi, tu ne sais rien, tu ne vois pas les regards des clientes sur toi parfois…
- Par ce que de toute façon, j’ai mon Thérion.
- Et tu t’étonnes qu’on vous mette en couple. Avec ce genre de phrase, l’évidence va de soi.
- On s’embrassera que si tu te déclares.
- Fourbe ! »

Cyrus pouffait un peu. Il posa un regard sur Thérion qui haussa les épaules en soupirant. Le pari était lancé. Bien qu’il se trouve être une victime collatérale. Il ne semblait pas être contre. Décidé à ce que ces deux hommes se bouge un peu les fesses. Elle marcha d’un pas assuré vers un des cafés que fréquentait la jeune vedette. Elle était presque seule. À ses côtés une jeune femme au teint eu peu brun et aux formes plus que généreuses. Elles semblaient beaucoup s’amuser. Pourtant, elle arriva près de la table.

« Désolé pour tout à l’heure Ophilia…
- Ce n’est pas ta faute. Olbéric et Primerose ici présente se sont occupé de mes suiveurs. »

La dénommée Primerose sera la main de Tressa.

« Elle est mignonne… Je comprends… Je te laisse Philia. Olbé m’attend. »

Elle envoya un baisé volant à la demoiselle blonde, puis à commerçante. Elle sortit du café ses talons hauts claquants sur le sol. Tressa ne comprenait pas ce qui se passait. Elle s’installa sur la chaise la plus proche, qui était à côté d’elle. Donc proche de la jeune actrice.

« Elle est spéciale, mais c’est une bonne fille. C’est une maquilleuse et on a tout de suite sympathisé. Mais ce n’est pas le sujet… J’aimerais voir si j’ai une chance…
- De quoi ?
- De te plaire, dès que je t’ai vue. J’avais envie de t’avoir dans ma vie. Je sais, je suis célèbre… Mais ce que je ressens pour toi est fort. Je suis même capable de quitter mon métier.
- Pas Besoin Ophilia, dire que c’est moi qui devais me déclarer, c’est raté. Je n’aurai pas droit au baiser des deux libraires, mince…
- On peut s’arranger, j’en suis sûre.
- Tu me plais encore plus toi ! »

Elles rirent un moment. Assez pour se rendre compte qu’à présent, elles étaient en couple. 

Chapter Text

Étrange, c’était le mot qui le définissait pour les autres. Pourtant, tout avait changé, parce que cette fille était venue vers lui. Cette fille dont le sourire lui avait plu. Pourtant, une part de lui ne semblait pas contente d’être mise en avant comme ça. Bien sûr, il avait voulu se démarquer un bon nombre de fois. Mais qu’une fille comme cette fille le traîne partout, parce qu’elle aimait les roux comme lui. Sa chevelure de feu n’avait rien à envier à ce chanteur pop qui fait fondre les demoiselles avec ses chansons faites de guimauve. Sa crinière flamboyante était un argument, mais ce n’était pas la seule raison. Voulant comprendre, il alla voir Flamie. La demoiselle aux cheveux argentés était journaliste dans un quotidien local. Le hasard faisant bien les choses, il allait au même cours d’art martiaux. Le soir venu, il s’approcha de la demoiselle qui répétait ses katas.

« Désolé de te déranger…
- Adlet Meyer, employé dans un fast-food depuis plus de six mois. Depuis deux mois fréquentant Nashetania Rabbit. Héritière des entreprises Rabbit. Que veux-tu de moi ?
- Toujours aussi renseignée à ce que je vois... »

Elle haussa les épaules. Ses yeux se fixant sur lui. Sur la gauche, l’iris était bleu et l’autre était brun clair. Il n’avait jamais remarqué qu’elle avait ce genre de regard… Il secoua sa tête. Il devait oublier à quel point cette fille lui avait plu dès le premier regard.

« En effet, mais c’est rare depuis cette nouvelle amitié tes regards sur moi. Il est vrai que Nashetania est belle. Moi, je suis spéciale, peut-être trop. Ce n’est pas tout le monde qui a des yeux différents et des cheveux blonds, si clairs qu’ils paraissent argentés. D’où vient ce regain d’intérêt ?
- Justement, je ne sais pas ce qu’elle me trouve. Je suis qu’un petit employé de restauration rapide.
- On parle de l’héritier spirituel des entreprises Flowers, ce dernier aurait eu une mère irlandaise. Donc on suppose que l’enfant est roux. Comme toi. Soit ça, soit qu’elle t’aime vraiment. Soit tu as dû lui taper dans l’œil d’une façon ou d’une autre.
- Flowers ?
- Une entreprise spécialisée en électroménager. Le patron avait une sacrée crinière, bien qu’elle était brune la sienne. Une crinière semblable à la tienne. Si je ne t’avais pas vu l’utiliser contre tes adversaires, j’aurais dit que c’était un de tes points faibles.
- Content d’avoir pu t’impressionner. C’est vrai que je te regardais beaucoup. Je me suis perdu avec cette amitié soudaine. Tu me plais, mais genre vraiment. Peut-être que sans cette rencontre, on aurait jamais parlé… Désolé... »

Elle haussa les épaules, la jeune fille avait un mince sourire. Le jeune garçon caressa la joue de Flamie. La journaliste méritait quelqu’un de mieux que lui, c’était ce qu’il se disait régulièrement. Il était assez fort pour la défendre, mis elle avait juste un grade en dessous du sien. Il pratiquait le ju-jitsu depuis tout petit. Alors qu’elle semblait naturellement douée pour ce sport. En cinq ans, elle avait progressé à une vitesse folle. Le fait d’utiliser la force de l’autre devait pas mal aider la jeune femme.

« Tu n’avais pas confiance en toi. Un peu paradoxal quand on sait à quel point, tu parades lors des tournois.
- Je dois me méfier de Nashetania du coup ?
- Comme tu veux, mais je ne la laisserai pas profiter de toi.
- Féroce, tu ferais presque peur.
- On ne touche pas à mon chéri. Héritière ou non. »

Adlet pouffa et prit la main de la jeune journaliste.

« Qu’importe ce que je suis, ce que je serai. Je ne t’oublierai pas.
- Pareil pour moi. Tu vas devoir supporter mes détracteurs.
- On saura ensemble. »

Un rire se fit entendre. Un rire qui venait de plus loin dans le dojo. On pouvait voir une femme qui se tenait devant les tatamis. Une belle blonde qui portait un pull avec des petits lapins. Il pourrait trouver ça mignon si elle n’avait pas ce petit sourire et son garde du corps personnel à ses côtés.

« Adlet, ne parle pas à cette paparazi ! Elle te ment, j’adore tes cheveux roux, c’est juste ça. Tu es le seul roux que j’ai croisé.
- Comme si j’étais le seul avec du sang irlandais dans cette ville. Tu devrais voir au Patrick Pub. Tenu par un type vraiment nommé Patrick, il est aussi roux que moi.
- Mais les tiens sont longs, on pourrait se faire des tresses. J’ai peu d’amies filles... »

Flamie posa un regard sur la demoiselle. Elle pouffa.

« Joli pull l’héritière…
- Je ne t’ai pas causé la punk.
- Punk ? J’ai des yeux différents et mes cheveux sont naturels. Tu te crois mieux avec ton regard digne d’une créature de la nuit.
- Je suis presque albinos.
- Presque… Intéressant.
- Tu vois, elle ne voit que les scoops et veut profiter de toi… De cet héritage… »

Adlet avait sa réponse, Natalya ne voyait que son héritage. Celui de Flowers. Lui, un employé de restauration rapide n’était personne. Cet argent, il le donnerait au dojo et à l’orphelinat qui avait fait de lui l’homme qu’il était. Il en prendrait tout de même un pe pour s’acheter une maison. Un endroit où fonderait sa famille, loin de toutes les rumeurs. Surtout qu’avec Flamie comme compagne, il saurait comment agir avec les journalistes.

« C’est bien ce que je crois ?
- Elle s’est grillée toute seule… Flowers et ton père s’entendaient, je suis sûr que si tu n’aurai pas été aussi peste. Tu aurais eu une part. Part qui revenu à ton cher père. Mais ça, tu l’ignoras. Tu n’as pas vu que l’entreprise de ton père avait monté en action.
- Vraiment très renseignée.
- Journaliste, c’est être curieuse. Je le suis parfois. D’ailleurs, j me demande quel sera notre premier rencart.
- Bonne question, j’espère te surprendre.
- Essaye donc Adlet Meyer... »

Le jeune homme pouffa, il adorait sa nouvelle petite amie, elle était piquante, mais gentille.

Chapter Text

Ce garçon, il l’avait déjà vu quelque part. Des cheveux si blonds au Japon ce n’était pas commun. Certains diront que c’est une de ces racailles qui s’amuse à agresser les pauvres étudiants pour quelques yens. Mais ce jeune garçon ne semblait pas vraiment méchant. Faisant confiance à son instinct, Kirito, un garçon aux cheveux sombres, s’approcha de ce garçon si proche de son entourage sans qu’il le connaisse.

« Bonjour... »

Le jeune homme se tourna pour regarder son interlocuteur. Kirito pouvait voir quelques questions qui se formaient dans ses pupilles si turquoise.

« Euh… Bonjour Monsieur…
- Bonjour, j’ai l’impression qu’on s’est déjà croisé avant. Je me demandai si je vous connais.
- Possible. J’ai beaucoup déménagé à cause du travail de mon père. Si bien que je restais pas longtemps dans une école. Il est possible que nous étions camarades à un moment ou l’autre. Je me présente à nouveau, Eugeo Blueknight. Enchanté de te rencontrer dans ce genre de circonstance.
- Enchanté, je me nomme Kiroto Kirigaya. »

Les deux jeunes hommes se serrèrent la main en se souriant. La présentation était certes basique. Mais Kirito se sentait bien de voir ou revoir ce garçon. Il se souvenait que vaguement de son enfance. Mais cette masse de cheveux blonds comme les blés ne lui disait pas grand-chose. Sauf cette impression, comme un déjà vu.

« Franchement, je ne sais pas où et quand. Mais j’ai envie de te serrer dans mes bras.
- Et moi, je ne sais pas… Je suis perdu, tellement perdu… J’ai l’impression que j’étais très lié à toi, Kirito. J’accepte que tu me serres… Enfin, si c’est dont tu as envie… Mais plus loin, je ne pense pas que ça soit le bon lieu pour faire ce genre de choses.
- Pas faux.. »

Kirito pouffa avant de marcher un peu, suivit de près par Eugeo. Le jeune garçon ne semblait pas déstabilisé par sa marche des plus rapide. D’habitude, peu arrivait à le suivre parmi les rares élus, il y avait sa cousine et son amie, Shinon. Même Asuna, une fille avec il travaillait souvent ne tenait pas la distance. Elle finissait souvent par revenir à sa hauteur. Pour lui faire des remarques qui l’agaçaient souvent. Il arriva dans un endroit un peu isolé.

« quel drôle d’endroit pour se faire un câlin.
- Le monde est plein de préjugés Eugeo.
- Le Japon est en retard sur certaines choses.
- C’est un pays si avancé technologiquement, et si en retard sur les questions d’orientation sexuelle… »

Kirito rit avant de serrer contre lui le jeune homme, et étrangement, il se sentit pleurer. Il lui avait tellement manqué. Alors qu’il ne s’en souvenait pas. De ce garçon, de ces instants vécus ensemble et des autres choses qui lui donnait envie de le garder à ses côtés. Pour toujours. Ne jamais le lâcher.

« Kirito… Je suis tellement désolé… Désolé, je ne sais pas pourquoi. Mais je sais ce qu’on vécu état triste, voir tragique… J’ai dû te laisser… Mais je suis là… Je ne vais pas te laisser. Pas cette fois. Ensemble, on pourra faire un tas de choses. Avant j’aimerai te féliciter de m’avoir trouvé. Je sens que c’était important pour nous deux…
- Eugeo, tu m’a manqué… Nos âmes ont été séparées. Plus jamais on sera obligé de se séparer de façon brutale. Cette fois, je te défendrai. Notre lien sera plus solide que n’importe quelle volonté supérieure.
- On a l’air de deux anciens amants qui se revoit.
- Dans une autre vie, on a sûrement proche à ce point. Le lien entre nous. C’est.. Pas quelque chose que je veux perdre. Ces sentiments venant de cette vie antérieure, ils sont qu’un point de départ. Départ de cette nouvelle chance que la vie nous donne. »

Kirito embrassa doucement le front d'Eugeo.

« Je suis désolé, tellement désolé. De jamais t’avoir vu avant. De pas avoir pu t’aimer comme il le fallait. Je me fiche de ce qu’on pourra dire. Je sais que ça va vite, mais je t’aime et je ne veux pas te perdre. Ça va vite, je le sais. Mais je ne peux m’empêcher d’espérer. Espérer qu’on peut rester ensemble.
- Je ne m’envolerai pas. Je vais tout faire pour rester. Pour être à tes côtés. Je t’aime aussi. C’est perturbant… Je l’avoue. Qui ne serait pas perturbé par ce qui nous arrive ?
- Personne, on est d’accord. »

Les deux hommes se mirent à rire avec force. Ils se serrèrent encore un moment avant de partir de l’endroit où ils étaient en riant. Ils s’amusaient de petites choses. Leur amour était certes soudain, mais riche de ce souvenir vague. Sûrement que cette histoire durerait sûrement longtemps, car chacun ferait de leur mieux pour que tout fonctionne entre eux.

« Faisons les choses comme il le faut.
- S’embrasser fait partie.
- Faire l’amour aussi, mais chaque chose en son temps.
- On est pas pressé après tout.
- Pas faux. Mais avant, je pense qu’on doit le dire à nos amis.
- Alice va me faire au carré.
- Asuna ne fera guerre mieux. Mais bon cette fille est une vraie acharnée quand elle le veut.
- Les filles qu’on fréquente sont dangereuses.
- Il ne faut pas les faire se rencontrer.
- On est d’accord. »

Les deux jeunes hommes se retrouvèrent de nombreuses fois seuls, et parfois avec quelques-uns de leurs amis. Asuna et Alice se rencontrèrent. Et ce, malgré leur prudence. Ils n’avaient pas prévu qu’elles aiment le même jeu en ligne. Les deux demoiselles finirent par savoir ce qui unissait les deux hommes. Et leur réaction était à l’inverse de ce à quoi, ils s’attendaient. Pire, elles jouaient les entremetteuses afin que le couple avance plus vite. De vraies de yaoi en herbe. Leur véritable union physique était attendue, presque trop pour les deux hommes qui avec la pression, n’arrivaient pas à le faire correctement. Au plus grand désespoir d'Alice et Asuna.

Les deux hommes étaient heureux, malgré les quelques petits soucis...

Chapter Text

Ses yeux, sa bouche, son corps, quelle partie Anne détestaient d’Ann ? Presque aucune. Même ses hésitations la rendait mignonnes. En passant sa main sur le corps endormi de sa partenaire. Fêter les fêtes de la nativité n’avait été jamais aussi belles qu’avec cette femme. Les traditions et la religion étaient souvent des choses qui la faisait fuir. Mais pas là. Car la demoiselle aux cheveux blonds cendrés avait donné les bons arguments. Ceux dont elle avait souvent rêvé avec ses partenaires. Celui de la fidélité accompagné par une certaine fierté de montrer ensemble. Bien sûr, elles feront parfois semblant d’être de simples amies. Seulement, pour les plus proches de leur entourage, elles seraient le couple qu’elle désirait tant.

« J’ai bien fait de t’avoir choisi. Ton charme n’a fait que grandir en même temps que mon affection pour toi. Déjà que tu étais une belle femme, avec moi c’est devenu encore mieux. Je t’aime tellement ma belle Ann. »

Sa peau dénudée de leur nuit torride, encore chaude de leurs ébats, si douce sous la pulpe de ses doigts. Elle retraçait doucement les courbes du corps de son amante. Elle était tellement heureuse de l’avoir. Cette femme avait cristallisé toutes ses ambitions. Bon, il y avait encore de la marge pour que le reste du monde accepte son affection envers cette femme. Anne posa un bref baiser sur les lèvres de son amoureuse. Bientôt était l’heure pour elles de se lever. d’assumer leurs rôles de propriétaires de terrain. Devant une bande de mâles en recherche d’une dame à engrosser pour avoir un enfant. Oui, une part rêvait de concrétiser son amour avec un petit être. Elle savait à quel point, c’était impossible sans ses brutes écervelées. Hors de question qu’elle ou sa femme, vienne à s’unir avec un être de ce genre.

 

« Ma chérie…. Tu dois te lever… »

Les gémissements et grognements d’Ann firent sourire son amante qui se contentait de la chatouiller pour lui ouvrir ses paupières. Derrière lesquelles trônait deux pierres précieuses dont Anne avait du mal à se lasser. Elle continua, malgré les mouvements de sa partenaire pour éviter le supplice.

« Je sais que tu es réveillée…
- Encore un peu... »

La femme aux cheveux bruns roula des yeux. Tous les moyens étaient bons pour arriver à l’éveiller. Et si pour ça, elle devait donner le point de départ de leur futur retard… Ses mains expertes se faufilèrent sur la poitrine qu’elle pinça légèrement faisant gémir sa tendre moitié. Ensuite, elle posa un baiser sur son cou pour après croquer l’oreille la plus proche.

« Lève-toi, ma belle…
- D’accord, mai continue... »

L’exigence de sa moitié ravissait Anne. Jamais de sa vie en tant que dame aimant les femmes, elle n’avait eu de partenaire qui comme elle en demandait plus. Il était fini le temps où la demoiselle hésitait. À présent, elle réclamait les attentions. La femme aux cheveux bruns sourit avant de laisser ses mains passer un à un les points sensibles de sa partenaire bien réveillée. Comme le prouvait ses paroles teintées de son excitation. Elle se mit au-dessus de son amante et lui vola un autre baiser.

« Ne va pas te plaindre que nous sommes en retard.
- J’ai déjà une excuse toute trouvée pour cela. Ne t’en fais pas.
- C’est que deviens risée ma chérie.
- J’ai eu le meilleur des professeures qui soit pour ça.
- Qui donc ?
- Toi, bien entendu mon amour.
- Vile flatteuse. »

Anne pour aller plus loin glissa un doigt sur les hanches afin qu’il glisse doucement vers les petites lèvres. Endroit si tentant, elle avait hâte de sentir à nouveau les chairs de sa moitié devenir si moites que ses actions feraient un bruit que d’autres trouveront obscènes. Il n’en était rien, la demoiselle habituellement chapeautée d’un haut-de-forme, trouvait ces sons magnifiques. Digne de son amour. Celui qu’elle portait à Ann. Cette dame qui n’avait de cesse de la rendre heureuse. Sa vie, elle la finirait avec sa moitié. Si les années plissent sa peau, elles n’enlèveront rien à cette beauté qu’elle avait. Celle qui illuminait son sourire. Définitivement amoureuse. La dame aux cheveux bruns n’avait plus les mots pour dire à quel point elle se sentait si bien. Quand ses doigts agitaient l’intimité de sa moitié, elle sentait si proche. Si proche de venir, et ce, sans qu’en la sentant se plier sous elle. La conduire dans ce monde de luxure était si particulier, si envoûtant qu’elle finissait souvent par la suivre. Rien qu’en l touchant. Cette magie, elle y croyait que lorsqu’elles étaient seules. Ce n’était plus que des lignes fantasques faites par des âmes perdues et solitaires. Elles devenaient véritables,plus un simple menseonge. Qu’importe si à cause de ses idées, elle ressemblait à n’importe qu’elle jouvencelle en proie à ses sentiments. Ann avait réussi un exploit, celui de lui refaire porter des couleurs. Elle qui ne jurait que par le noir. Si élégant sur elle. La dame de son cœur lui avait fait porter du bleu marine. Si proche du noir que certains le cofondèrent avec ses habits habituels. Pas elle. Pas ceux qui lui étaient proches.

« Il n’y a que toi pour me rendre irresponsable. Quand je suis à tes côtés, je perds le nord. Il n’y que toi qui comptes… Ann, tu me rends folle, folle de toi…
- Anne ! »

Elle venait d’avoir un orgasme, cela ne faisait aucun doute pour Anne qui la suivit de très près. Les deux femmes regardèrent autour d’elles. Il était sûrement tard dans la matinée. Elles s’habillèrent lentement, leurs muscles encore engourdis de leurs activités matinales, suite logique de celle du soir qu’elles avaient passé à s’aimer. À s’apprendre par cœur. Jamais leurs dessins de leur moitié ne sauront à quel point elles se connaissaient. Par pudeur, elles couvraient le corps de leur muse sur les images figés. Immobiles contrairement au modèle qui finissait par se lever pour avoir un baiser. Geste souvent apprécié par l’autre dame. Il fallait être idiot et un peu aveugle pour ne pas voir leur amour. Les deux femmes se réjouirent de ce fait. Au moins, elles pouvaient encore vivre sans qu’un religieux réclame leur mort. Tout ça parce qu’elles s’aimaient et ne désiraient aucun homme…

Chapter Text

Aucun cadeau n’était à la hauteur de ce moment. Depuis de longues années, ils s’étaient battus contre les éléments. Car la magie avait décidé qu’il était temps de trouver un utilisateur puissant. Et c’était tombé sur Sakura. Celle qui partageait sa vie depuis des années maintenant. Cette jeune fille qu’il avait d’abord détesté avant d’apprécier. Les sages qui disaient souvent que la haine et l’amour étaient proches n’avaient jamais autant raison avec lui. En y repensant, il avait été un enfant insupportable. Voulant à tout prix récupérer un pouvoir venant de sa famille. Une magie qu’il avait à peine touchée du doigt. Il en possédait, ça ne faisait aucun doute. Mais jamais autant qu’elle. Il passa sa main sur la joue de son amoureuse.

« Tout ira bien. »

C’était sa phrase fétiche, l’entendre de sa bouche devait amuser Sakura. Car elle se mit à rire, son rire qui venait à occuper l’espace. Pour cesser doucement. Le front de la demoiselle venant sur le sien.

« Je sais Shaolan, c’est juste que mes rêves sont étranges. Encore plus que d’habitude. Nos enfants…
- Ils s’en sortiront. J’en suis sûr. Tout fini par rentrer dans l’ordre. Au pire, on l’aidera d’une manière ou d’une autre. Qu’importe l’univers. Je sais qu’à nous deux, on peut faire de grandes choses. Je serai toujours à tes côtés. Ces enfants que tu portes. On les rendra heureux. Leurs destinées, on l’écrasera. »

Il caressa le ventre encore plat de sa femme. Il embrassa doucement ses lèvres. La peur finissait par être plus qu’un souvenir vague. Shaolan était du genre à respecter le plus possible ses promesses. Leurs enfants, ils seront heureux. Il posa son front contre celui de celle qu’il aimait. Espérant ainsi que les mauvaises pensées s’envolent. Les rêves de Sakura étaient effrayants, car souvent réels. Montrant une possibilité d’avenir plus ou moins proche. Une possibilité, car le présent pouvait modifier les songes. Il le savait, car elle lui déjà expliqué un songe. Finalement, il avait fini par prendre la meilleure option. Leur couple après cette aventure avait fini par se renforcer et la nuit ensuite n’avait été que plus belle. Ils s’étaient unis tranquillement. Prenant leur temps. Le temps de se découvrir progressivement. C’était comme ça qu’ils s’aimaient. Chacun prenant soin de l’autre. Sans pour autant totalement réprimer le désir. Cette passion qui avait fini par les emporter ce soir-là. Si bien qu’ils avaient fini par se réveiller presque à l’heure du repas de midi.

« Quand mon frère va le savoir…
- Il va encore jouer son protecteur et vouloir m’étrangler. Le conaissant.
- Et Yukito finira par le calmer…
- Comme d’habitude. La forme alternative de Yue s’est vraiment prise d’affection pour ce crétin.
- Oui, et tu sais à quel point Kero râle de ne pas trouver aussi une personne comme ça pour partager son malheur.
- Dixit le voleur de dessert numéro un.
- Tu connais bien Kero.
- Même trop bien. »

La jeune femme pouffa et serra contre elle l’homme. Shaolan lâcha un soupir. Pour elle, il avait fait un tas de choses. Accepter qu’une peluche vivante joue les ninjas voleurs faisait partie du lot des choses qu’au final étaient devenus quelque chose de quotidien. Il remercia sa maladresse presque maladive de faire des desserts. Sans ça, il aurait du mal à suivre l’estomac sans fond de ce lion céleste.

« Tu sais que j’ai des idées de noms ?
- Tu m’en diras tant Shaolan. Si notre premier enfant aura un nom japonais, le second aura un nom chinois. J’aimerais qu’il n’oublie pas leur père.
- C’est très gentil Sakura, tu sais que je n’imaginais pas vraiment ce type de nom pour nos enfants. Mais pourquoi pas. Si tu le proposes… »

Elle avait un sourire mystérieux. De toutes les choses possibles, avoir des jumeaux n’avait pas été dans ses projets. Pourtant en sachant qu’ils étaient là en train de grandir en elle. Que deux cœurs battaient dans une symphonie vitale. Deux. Elles les avaient sentis, ils étaient sensibles à la magie. Comme eux. Ils seraient sûrement puissants, et peut-être qu’ils sèmeront les graines de cette paix, de l’apaisement de cette magie. Elle finirait peut-être par être à nouveau apprivoisé par la plupart des gens. Mais ce n’était qu’une utopie. Un rêve et une chimère que ses rêves n’osaient pas dépeindre. Se contentant de lui montrer un de ses enfants voyageant de monde en monde pour sauver une fille lui ressemblant vaguement. Et l’autre, elle n’enviait pas son sort… Il vivrait loin d’eux, ne sachant même pas qui ils sont ses parents. Pourtant cet amour pour eux. Pour cet avenir peu radieux. Shaolan serra contre lui sa femme.

« Donnons-leur les clés. Ses clés qui leur permettront d’avancer. Vraiment pour que même loin de nous, ils savant qu’on les soutient.
- Ils risquent de nous oublier…
- Même, ils sont nos enfants. Et ce, pour toujours.
- Je t’aime Shaolan, si tu savais à quel point leur destin n’est pas beau.
- Je vais faire en sorte qu’il s’en sorte. Si pour ça, je dois perdre ma magie. Je le ferai... »

Son sérieux était si surprenant qu’elle avait pleuré. Il essuya doucement ses larmes. Il passa un moment à lui dire des choses rassurantes, dont certaines en chinois. Sa langue natale faisait sourire sa femme. Il savait qu’elle comprenait un peu. Parce qu’elle avait appris un peu à le parler. Mais elle ne maîtrisait pas toutes les subtilités. Et lui non plus. Il n’était pas le pratiquant ultime de la langue chinoise. Il caressa sa tête.

« Je t’aime Sakura. La magie n’aura pas le dernier mot. Ni le destin. Tu sais qu’ensemble, on peut tout changer. On l’a déjà fait.
- Oui... »

Ils s’embrassèrent tendrement. Leurs mains s’enlaçant doucement. Leurs enfants dormant encore dans le corps de la jeune femme. Dans quelques mois, ils seront là et leur donneront cet amour sans borne qu’ils se vouaient l’un à l’autre. Afin que les rêves de Sakura changent, deviennent plus beau, plus merveilleux. Merveilleux comme l’avenir dont il rêvait lui. Radieux, loin des problèmes… Ils seront parents...

Chapter Text

Il se regarda dans le miroir. Il était parfait. Déjà qu’il était forcé de venir pour se faire bien voir. Il n’allait pas en plus faire des efforts pour respecter le code vestimentaire. Sybille n’aurait pas le dernier mot. Il rit un peu en voyant son amant derrière lui. Ce dernier le serra doucement avant de laisser ses mains caresser son amant. 

« Tu as vraiment décidé de respecter rien ?
- Sybille ne m’a pas fait de cadeaux durant toutes ces années où j’ai travaillé. Pire, elle a donné le poste que je rêvais à son fichu fils. »

Le révolté se fit frotter les cheveux par sa moitié, mettant à mal sa coiffure savante. Il grogna en remettant ses mèches sombres en place. 

« Nobu ? Tu ne veux pas être assorti avec moi ? 
- Peut-être, mais déjà avec la monture de mes lunettes, je suis un peu dans son thème science-fiction, Shinya...
-J’ai un perfecto qui sera du plus bel effet sur toi... »

L’invité rebelle prit la main de son partenaire. Il le conduisit rapidement au dressing. Il sourit avant de prendre la veste longue veste brune en simili cuir. Il lâcha son amant et enfila la veste sur les épaules sur ce dernier.

« Avoue que là, tu es très beau.
- Shinya… Quelle bêtise tu m’entraînes encore…
- Ce n’est pas une bêtise Nobuchita. Juste qu’elle t’ennuie un peu, cette Sybille…
- Elle n’est pas totalement mauvaise. La preuve, elle a laissé ton ex revenir malgré ses très longues vacances avec Shimotsuki.
- J’avais oublié que mon ex et toi, vous étiez amis… »

Nobuchita rit avant de céder au caprice de Shinya. Il enfila la veste brune correctement. 

« Oui, je suis pas mal. Par contre ma tenue détonne un peu avec cette veste… Shinya, tu as de la chance que je t’aime, car je vais me changer et te faire plaisir. 
- En échange, je te laisserai avoir le dessus pendant un mois entier.
- Voilà qui risque d’être intéressant… Moi, te dominant quand je le désire et toi te retenant de me sauter dessus à chaque fois que je cuisine... »

Shinya lâcha un soupir, il est vrai qu’il adorait voir cet homme en train de cuisiner. Il était si concentré qu’il n’avait qu’une seule envie. Le déconcentrer pour le faire sien encore et encore. Pour rappeler Noël, il attrapa du bout des doigts la cravate rouge sur laquelle était noté les paroles d’un chant de noël très célèbre. 

« Shinya, tu me passes ta chemise ?
- Bien entendu, je t’ai piqué ta cravate noire et ton béret. Comme ça, on aura l’air tous les deux de détectives dans un film noir... »

Nobuchita enfin prêt, il serra contre lui son amant. Il embrassa brièvement ses lèvres. Shinya sourit avant de lui saisir la main en disant.

« Allons à ce bal.
- Plutôt deux fois qu’une. »

Shinya et son amant arrivèrent à la soirée. Leur tenue fit hurler Shimotsuki qui avait un costume futuriste. La jeune femme n’arrivait pas à croire qu’ils avaient osé défier le code vestimentaire de Sybille. 

L’organisatrice arriva peu de temps après. Elle portait une robe noire et à sa ceinture un faux pistolet aux allures futuristes tandis que son fils portait une combinaison blanche qui lui collait à la peau. Ils s’approchèrent du couple doucement. La dame d’une cinquantaine d’années posait sur eux un regard des plus haineux. 

« Vous ne semblez pas avoir compris le code vestimentaire…
- Bien sûr que si, patronne, mais j’avais rien du genre. Du coup, je me suis dit que je suis un voyageur temporel accompagné de son fidèle acolyte.
- On peut dire que ça passe… Mais la prochaine fois, essayer de venir habiller correctement... »

La dame les laissa seuls avec son fils. Ce dernier n’était pas dupe. Il s’approcha de Shinya avec un mince sourire.

« Ce subterfuge marche peut-être avec ma mère Kougami Shinya, mais pas avec moi… Je ne dirai rien si tu m’accordes une nuit torride…
- Tu peux toujours rêver, Makishima Shougo. Je t’ai déjà dit que c’était non. Parce que les gamins de ton genre ne sont pas mon style d’homme… Tu ne m’auras pas au chantage, je sais que ta mère a d’autres projets pour moi et mon homme. Et ceux-ci ne te regarde en rien. Si tu veux en savoir plus, essaye Shimotsuki… Vu comment elle admire ta mère et toi par extension, elle finira par cracher le morceau…
- Bien, mais un jour, je finirai par t’avoir... »

Makishima s’en alla, non sans avoir caressé le postérieur de Shinya. Ce dernier roula des yeux et serra la main de Nobuchita. Il savait à quel point son homme pouvait être jaloux. Alors pour le rassurer, il caressa de son pouce le dos de la main de son partenaire. 

« Il a de la chance d’être à un poste important, car sinon, je lui aurais refait le portrait à ce sale type. Qu’est qui nous empêche de démissionner encore ? 
- Notre mutation à l’étranger. On avait parlé des États-Unis…
- Hâte d’être loin de ces pauvres imbéciles et d’être comme les patrons là-bas…
- Moi aussi... »

Les deux hommes restèrent jusqu’à la fin du repas, ils profitèrent que la danse soit libre pour y danser un slow en dépit de la musique des plus rythmée. Ils saluèrent poliment leur hôte avant de partir. Le couple sortit du bâtiment avec soulagement. Shinya enlaça sa moitié avec un immense sourire. 

« Merci de m’avoir suivi, Sybille et son fils m’aurait rendu fou sans ta présence. 
- De rien, tu me dois non seulement un mois de soumission, mais aussi un bon restaurant quand on sera installé aux USA.
- D’accord, on fera ça... »

Le couple rentra chez eux, épuisés, mais heureux. Shinya et Nobuchita profitèrent du futur transfert pour planifier leur mariage à Las Vegas. Il avait invité Shimotsuki, Tsunemori et d’autres amis, mais pas Sybille, ni Shougo. Leur cérémonie serait bien plus belle sans eux...

Chapter Text

Du beurre et puis encore ? C’était ce que se demandait Nami alors qu’elle tentait de suivre la recette du gâteau. Comme si monter les blancs d’œuf en neige n’était pas assez compliqué. Il fallait s‘amuser à mélanger le sucre impalpable avec ses fichus ovaires de poule. Elle sentait la colère grimper en elle. Elle serra son fouet. Elle allait tuer Sanji. Lui et sa soi-disant simplicité. Facile,c’est ça, et elle était la reine d’Angleterre. Elle termina ses préparations avec les vêtements recouverts des traces de ses mélanges.

« Je te jure si ce gâteau ne monte pas, j’enterre ce fichu blondinet... »

La jeune femme aux cheveux roux se changea pour enfiler un pull vert sur lequel était tricoté un sapin. Pour être au sommet du kitch, la jeune femme mis un pantalon de la couleur de l’herbe. Elle était parée à recevoir ses amis. Y compris une certaine brune… Imaginer cette femme avec un de ses pulls horribles, ce n’était pas bon pour elle. Tout, absolument tout semblait lui aller. Elle allumait les guirlandes lumineuses sur son sapin, mais aussi la musique. La douce mélodie emplissait la pièce.

« Plus qu’à attendre mes invités... »

Connaissant ces derniers, elle savait qu’elle pourrait très vite étrangler son ami cuisinier. Car il était régulièrement le premier à arriver. Suivi de près par Luffy qui réclamait à Sanji sa pitance. Mais cette fois-ci, le blond n’était pas celui qui avait travaillé derrière les fourneaux, mais elle. Elle le rappellerait à cet abruti à sa façon. Rien que d’y penser, elle avait le poing qui la démangeait. Elle sourit sadiquement en entendant au loin la sonnette. Elle se hâta à la porte pour l’ouvrir rapidement. Elle posa un regard sur Sanji qui portait un pull rouge avec un renne dessus. Elle pouffa avant de pincer le nez rouge proéminent que sortait du dessin du pull. Les bois se mirent à clignoter.

« Encore en avance… Tu pourras m’expliquer en quoi ton gâteau est facile... »

Le jeune homme ravala sa salive.

« Désolé, je sais que Robin adore ce gâteau… Je voulais t’aider.
- Mêles-toi de tes affaires. Je séduis ma petite amie comme je le souhaite. Ce n’est pas en ratant ton dessert à la noix que je vais la convaincre d’habiter avec moi... »

Le cuisinier frotta ses cheveux.

« Je suis sûr que tu as réussi, j’ai foi en tes capacités de cuisinière. Par contre, j’ai de quoi t’aider à affronter l’estomac sans fond de Luffy…
- Ah bon ?
- Je dépose les cadeaux au pied du sapin et je vais chercher mon frigo-box dans la voiture.
- Tu me sauves la vie.
- Pour peu, je te demanderai de m’épouser.
- Rêve toujours abruti. »

Le cuisinier fit ce qu’il avait dit. Le frigo-box semblait lourd. Il le posa sur le sol. Et pile à ce moment Luffy commença à s’exciter sur la sonnette. Cassant les oreilles, non seulement de Nami, mais aussi celle de Sanji. La jeune femme aux cheveux roux frappa l’arrière du crâne de son ami lorsqu’elle le vit devant elle.

« On t’avait entendu, crétin des îles.
- Mais.. J’ai faim…
- Tu as toujours faim, espèce de vide quantique stomacal.
- Je n’ai rien compris à ce que tu as dit. »

Nami sourit avant de laisser Luffy à Sanji. Elle attendit un moment dans le fauteuil, parée à recevoir Robin. Elle était un peu nerveuse. Il était vrai qu’elle passait une nouvelle étape de sa vie. Celle où elle vivrait avec la personne qu’elle aimait. Bien sûr, elle avait déjà prévu un endroit pour sa moitié, un endroit pour déposer ses livres d’histoire. Elle avait déjà mis quelques-uns de géographie dans ce lieu. Même si elle adorait ce sujet, ce n’était pas son métier. Elle se disait qu’un livre ou deux ne ferait pas de mal. En plus de ça la dame que son cœur avait choisi semblait très curieuse. Les cartes faisaient partie des choses qui avaient changé avec non seulement le temps, mais aussi avec l’histoire. L’homme se déchirant pour un peu plus de territoire. Nami ouvrit à Ussop accompagné de son chien, Chopper. Puis ensuite à Robin qui l’embrassa brièvement avant de saluer le reste des invités.

« J’adore ton pull, je crains que Sanji a le pull le plus horrible de notre festivité.
- Je pense aussi… Ton pingouin avec bonnet est trop mignon.
- Tu as quelque chose à me dire Nami, je le sens…
- je peux vraiment rien te cacher... »

Robin rit doucement. La jeune femme rousse serra la main de son amante. Cette dernière reprit son sérieux. Elle posa sa tête sur l’épaule de Nami.

« Dis-moi ce qui te passe par la tête.
- J’ai envie de vivre avec toi… Pour de bon, j’ai même installé une bibliothèque pour toi dans une des pièces de la maison… Cela fait des années qu’on se connaît, des mois que l’on sort ensemble. J’aimerais te voir, t’embrasser et t’aimer chaque jour de l’année.
- J’attendais que tu me le demandes. C’est un grand oui, tu sais que mes élèves ont parié sur la date de mon déménagement.
- J’imagine leur déception quand ils seront qu’ils auront perdus.
- Certains avait planché pour la période de fêtes.
- Ils ont eu du nez. »

Nami serra contre elle Robin. L’enseignante adorait ses élèves, comme elle adorait jouer en bourse. Chacune dans leur domaine, elles étaient heureuses. Mais il n’avait que manquer que leur cohabitation pour rendre leur vie encore meilleure. Elles s’aimaient, et même si la vie n’était pas simple. Elles avançaient ensemble. Leurs amis les soutenaient, même Luffy qui ne comprenait jamais rien. Même les piques de Zorro pourtant brutes de décoffrage. Ce dernier était arrivé une heure en retard, prétextant qu’il n’avait pas de pull moche. Sanji lui avait enfilé un pull bleu avec des flocons en hurlant.

« Maintenant oui. »

Les deux femmes pouffèrent en voyant le maître d’art martiaux vêtu ainsi… Elles passaient une excellente soirée entre amis, et enfin colocataires.

Chapter Text

Les miracles, il n’y croyait plus vraiment. Pourtant, il était là, en serrant la main de cette fille qu’il avait laissé à un autre. Pourquoi donc elle était là ? Là à vouloir que lui pour la rassurer. Il n’arrivait pas à contrôler ce qu’il ressentait. À se calmer. Pourquoi ?

« Tu devrais me laisser Haruhi. Mon frère t’attend. Le sire t’attend. Je ne suis pas une bonne personne.
- Hikaru, je sais qu’au fond de toi, tu es quelqu’un de gentil. Pareil pour ton frère. Acceptez tous les deux que nous pouvons vivre de belles choses. Kaoru est quelqu’un d’important pour toi. Je ne vous séparerai jamais. Pour ce qui est du sire. J’éprouve certes une affection pour lui. Mais j’ai plus l’impression d’avoir un grand frère. Même si monsieur veut être un père pour moi. Il en a des bonnes lui. »

Hikaru pouffa et frotta la tête de la demoiselle. Il la serra contre lui. Kaoru ferait toujours partie de sa vie. Que cette fille accepte son frère, malgré ses défauts et sa façon si particulière d’être affectueux. Taquiner faisait partie des choses habituelles entre eux.

« Merci de l’accepter. De vouloir tout même essayer de me plaire. De nous plaire.
- Quelle fille aurait le cœur de vous séparer ? Moi, en tout cas, je ne le ferai pas. J’apprendrai à défaire le vrai du faux.
- Que tu arrives à nous distinguer, c'est quelque chose de rare. Et même sans ça, nous avons des sentiments pour toi. Lui ne voulait que mon bonheur.
- C’est tout à son honneur. Si on allait le voir. Je suis sûre qu’il n’est pas bien loin. »

Le jeune homme n’était guerre loin, il était là. Appuyé sur le mur un peu plus loin. Il salua de la main les deux autres. Il avait un mince sourire.

« Alors pas un bisou ? Je suis presque déçu, Hikaru… Un simple câlin, je m’attendais à bien plus. Tellement plus. Mais bon.. Je suppose que tu as senti ma présence. Je t’ai pourtant dit que ça ne me dérangeais pas. Tu sais, je trouverai une personne sensationnelle, moi aussi… Enfin, je crois… 
- Pas besoin de faire le malin… Tu sais, elle veut bien, tu sais essayer d’être là. Non seulement pour moi. Mais aussi, pour nous. Kaoru. Je sais que tu l’aimes. Bien que tu as renoncé… Essaye, juste tente d’être heureux. Je ne peux vivre sans toi. Tu es ma moitié, celle avec laquelle j’ai grandi toutes ses années. Je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine tendresse pour toi. Pour nous. Pour tout ce qu’on a vécu. Je ne veux pas te laisser. Haruhi non plus. Nous avons besoin l’un de l’autre. Je t’aime Kaoru…
- Idiot, je risque de gâcher votre joli couple avec ma présence.
- Tu as peur Kaoru. Je le sais. Mais n’ai crainte. On sera là. »

Hikaru posa la main d’Haruhi sur celles de son frère. Ce dernier avait le regard fuyant. Ça ne faisait aucun doute que ce n’était pas facile pour lui de se mettre à courir. En tant que Jumeau, il sentait bien la gêne plus que présente de sa moitié. Il le serra contre lui. Il avait besoin que son frère se sente bien. Qu’il puisse être heureux. Avec Haruhi, c’était un bonus. Il savait que ça ne serait pas facile de la convaincre. De le convaincre. De convaincre le monde entier. Que cette relation n’avait rien de mauvais. Elle était saine pour eux. 

« Désolé Haruhi…
- Je sais que tu n’as pas voulu me faire du mal Kaoru. Puis que serait Hikaru sans Kaoru. Même différents, je sais que vous former un tout. J’apprécie ton côté piquant. Ça donne un peu de piment dans notre future vie. La vie est parfois bien ennuyante.
- Même quand on prolétaire comme toi ?
- Je sais que mes notes et le club ne me laisseront pas tomber. Ils sont comme une deuxième famille. Vous trouver est pour moi une chance exceptionnelle. Laisse-moi te convaincre. Convaincre que c’est une bonne idée.
- Qui dit que je refuse ?
- Fourbe. »

Kaoru tira la langue avant de serrer contre la jeune femme et son frère. Il avait accepté cette folie. Peut-être qu’il finirait par le regretter. Mais sans tenter, il ne pouvait savoir si cette idée était mauvaise. En tous cas, il en connaissant un qui crierait.

« Sire va hurler.
- Je me demande quand il ne le fait pas.
- Ce n'est pas faux, mais c’est amusant de le voir pleurnicher. Il faudra que tu essayes Haruhi.
- Tu comptes vraiment m’impliquer de vos plans.
- Que serait une bande comme nous sans un peu d’inédit.
- Tu es vraiment fourbe. Mais pourquoi pas, Hikaru ? »

Ce dernier se mit à rire. Il s’esclaffa un moment avant les embrasser tendrement l’un puis l’autre. La jeune fille puis son jumeau. 

« On va faire un malheur. Les autres vont finir par nous haïr. Ils finiront par le savoir que je suis dans le coup.
- Et c’est à ce moment qu’on avouera être notre trio amoureux.
- Tu prévois combien de choses comme ça ?
-Pas tant que ça, je viens d’improviser. Mais content que mon génie est reconnu. »

Kaoru s’inclinait un peu. Faisant rire les deux autres. Ils allaient faire un malheur. Si bien que dans les semaines qui suivirent, ils firent les quatre cents coups. Au désespoir du sire qui n’avait de cesse de pleurer face aux plaisanteries du nouveau trio. Ces derniers n’étaient pas au bout de leur surprise. Car ils se découvraient pleins de choses. Comme des points communs insoupçonnés. Et ces petits détails mis bout à bout avait fini par les rapprocher. Et même faire oublier certaines choses aux deux garçons. Ils étaient différents, mais chacune de leurs différences était vue et acceptée par la fille qu’ils aimaient tous les deux. Elles les serraient alors qu’ils riaient de leur plaisanterie faite aux autres. 

« Je vous aime, tous les deux. Et tant pis pour ce que les autres vont en dire.
- On les écrasera. Et mieux on leur prouvera que c’est possible. Que cette histoire n’est pas qu’un fantasme d’un cerveau tordu.
- Ouais... »

Chapter Text

Les thérianthropes ont toujours été particuliers, et le pire, c’est qu’il n’avait pas eu un soupçon sur ce qui dormait en lui. Il avait plus ou moins compris ce que les autres lui avait dit. Il rit nerveusement en se grattant la tête. S’il avait tout compris, il avait du sang de loup dans ses veines. Yamamoto Takeshi lâcha un soupir. Il devait faire avec cette information…

« Et ça change quoi à ma relation avec Hayato…
- Ce cher Hayato est lui un thérianthrope. C’est un petit félin avec une partie reptile du côté de son père.
- Pourquoi il ne m’a rien dit ?
- Parce que c’est secret et que c’est plus mon rôle... »

Yamamoto Takeshi se mit à rire, Tsuna était du genre timide et peu sûr de lui. Le voir si charismatique était vraiment spécial. Le sang de son animal devait lui donner une certaine prestance. Car le loup savait qu’il pouvait faire confiance en ce garçon.

« Mon père ?
- Il le sait sûrement, bien qu’il ne soit qu’un singe. Il doit être au courant de certaines choses. Ta naissance a dû être très particulière.
- Il parle souvent qu’il s’est évanoui à ce moment.
- Ce n’est pas étonnant voir un enfant à moitié animal, c’est choquant.
- Je dois voir Hayato..
- Je suis sûr qu’il t’expliquera beaucoup de choses. »

Takeshi serra la main de Tsuna. Le jeune homme lui sourit et murmura au creux de son oreille.

« Profite pour lui dire tout ce qui te pèse Yamamoto. Je sais que Hayato a aussi un poids sur ses épaules. Il a voulu tout te dire, et je le sais…
- Comment ?
- Demande lui. »

Yamamoto ravala sa salive, vraiment ce garçon avait une aura puissante. Si écrasante qu’il recula afin d’être plus loin. Il était gentil. Par contre, il appréciait un peu moins qu’il cherche à le dévorer tout cru.

Il s’en alla et retrouva rapidement son petit ami. Le jeune homme lisait quelque chose. Il avit attaché ses cheveux et chausser ses lunettes. Le loup s’approcha discrètement de sa moitié et le serra dans le dos.

« Tu es vraiment beau comme ça. Je me demande parfois pourquoi tu m’aimes…
- Sûrement parce que tu es le seul imbécile qui voit en moi plus qu’un cerveau plutôt beau garçon. Tu as vu à quel point je soufrai… Même Tsuna n’a rien vu…
- Tsuna ? Le gars qui boufferait tout cru quelqu’un avec son regard de fauve ? En parlant de ça, tu sais que je suis un loup moi ?
- Je m’en doutais un peu. Tsuna est un peu avec Hibari Kyoya, ceux qui guident les thérianthropes adolescents. Il fait flipper, mais c’est un bon guide. Il sait un tas de choses et explique de façon simple. Contrairement à moi. Je complique tout.
- Ne dis pas ça Hayato. Je me suis amélioré depuis que nous sommes ensemble. Tu sais que les études ne sont pas mon fort. Mais tu as trouvé une façon de travailler efficace pour moi…
- Je t’aime Takeshi… Mais dis-moi la vérité…
- Je suis un peu triste… Tu sais que tu m’as caché ça. Que tu étais une espèce d’hybride entre un serpent et un chat. Tout ça en gardant l’apparence humaine…
- Désolé, mais je t’aiderai à apprivoiser ton animal. Et aussi les aspects particuliers de ce que nous sommes. Ton père va être content, car même en couple, on pourra avoir des enfants. Si certains hériterons de nos animaux, d’autres pourront nous surprendre, bien que dans les familles de nos animaux. Car si on compte, les félins, les canidés et les serpents, ça fait un beau panel…
- Un beau bordel comme tu le dirais.
- Tu attrapes ma façon de parler Takeshi.
- J’ai un sacré professeur. »

Hayato roula des yeux, faisant rire franchement Takeshi. Il adorait son petit ami et ses réactions sincères. Au moins, il saurait un peu plus sur ce garçon si mystérieux. Au vu de ses relations plus que conflictuelles avec sa demi-sœur. Il n’était pas au bout de ses surprises avec ce garçon.

« J’aurai besoin de toi… De nous, pour m’accepter. Pour le dire à mon père.
- Ton père, il sera content pour toi. Cet homme est un saint. Si bien qu’on se demande qu’on se demande comment il t’a eu.
- Mystère.
- Compte sur moi. Sur Tsuna pour enquêter. Le connaissant, il ne va pas laisser un nouveau sans moyens, sans appuis. C’est un bon chef de clan. En plus d’être un guide. Malgré que son homme soit un putain d’alligator au caractère de merde.
- Je dois apprendre à le connaître.
- Je sais, mais comme avec moi. Tu finiras par l’apprécier. Oublier son côté lion…
- Un lion ? Ce qui explique sa chevelure plus qu’imposante. »

Le rire d’Hayato se fit entendre. Une hilarité que Yamamoto comprenait en partie. Mais seulement en partie. Il était trop perdu pour comprendre ce qu’il avait dit de drôle. Il sentit la main de son amant frotter ses cheveux.

« Merci pour le fou rire, mon loup. C’est vrai qu’il a beaucoup de cheveux… Il y a tellement de choses à t’apprendre. Mais tu sais de quoi j’ai envie là ?
- Un câlin ?
- Oui et rester à tes côtés encore de longues années. Enfin, si tu le souhaites.
- Tu sais bien que oui. Tu dois me dire comment on a des enfants.
- Quand tu vas savoir, pas sûr que tu voudras être le porteur…
- Je ne sais pas, puis on déjà inversé nos rôles…
- Et plus d’une fois… »

Les deux se serrèrent, ils s’aimaient malgré ses secrets. Les épreuves qu’ils avaient traversées. Ce qui comptait à présent, ce n’était pas leur sang d’animaux. Mais d’être là l ‘un pour l’autre. Et ça, rien que ça. C’était le plus important. Ils s’embrassèrent tendrement en sentant les vagues de sommeil les emporter doucement vers un repos plus que mérité...