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Lumière du Matin

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Se réveiller blotti contre Stiles n’est pas quelque chose de nouveau, mais a sûrement pris des connotations très différentes maintenant qu’ils ont commencé ce nouveau type de relation.

Si leurs parents le savaient, ils ne les laisseraient probablement pas continuer à dormir ensemble et Scott ne peut imaginer perdre ça, alors il se sent juste un peu coupable de mentir à sa mère (« omettre la vérité n’est pas mentir, » dit Stiles, même si Scott est tout à fait sûr que c’est la même chose).

La vérité est qu’il n’y a rien de mieux que de se réveiller pour voir Stiles à côté de lui, endormi, serein et paisible, ses lèvres légèrement entrouvertes et ses cils projetant de minuscules ombres sur ses joues.

Scott se sent comiquement poétique ces matins où il peut le regarder et son meilleur ami le taquinerait probablement sur le genre de pensées qu’il émet, mais il ne peut pas s’en empêcher. Stiles est la perfection et il n’y a rien qu’il aime plus que le regarder dormir et le voir sain et sauf.

Ce matin est l’un de ces matins.

Scott se réveille sur le côté, un bras autour de la taille de Stiles et une jambe emmêlée avec celles de Stiles, qui est sur le ventre, le visage tourné vers lui, ronflant doucement. Les draps le couvrent, mais Scott sait qu’il est nu en-dessous, parce qu’ils se sont endormis juste après avoir fait l’amour.

Il sourit en se remémorant la nuit précédente, la façon dont Stiles murmurait son nom et l’embrassait et l’agrippait étroitement pendant qu’il bougeait en lui.

C’est toujours bon de faire l’amour avec Stiles, mais la nuit dernière était l’une des meilleures. Scott est déçu qu’un bon souvenir soit entaché par ce qui s’est passé juste avant, au Jungle.

Il sait qu’il n’a pas le droit d’être ennuyé par ce que Stiles et Danny ont fait sur la piste de danse, que Stiles et lui ne sont pas dans une relation intime, que Stiles est libre de faire ce qu’il veut – il préférerait simplement que ce que Stiles veuille faire soit d’être avec lui et seulement avec lui.

Il soupire, renifle l’épaule de Stiles puis l’embrasse, cherchant du réconfort au toucher.

Il veut Stiles pour lui-même, mais il ne veut pas l’empêcher d’explorer. Il sera là quand il aura besoin de lui et ça suffira.

C’est exactement ce qui s’est passé hier soir.

Il se hérisse encore quand il y pense, quand il se souvient de la façon dont Danny puait Stiles et l’excitation. Il pense qu’il a flashé ses yeux, mais il espère vraiment qu’il a tort – de toute façon, Danny n’a pas semblé le remarquer.

Le bon côté des choses, c’est que Stiles n’avait pas joui quand il les a arrêtés et qu’il n’avait pas eu envie de continuer à faire quelque chose avec Danny. Scott se sent toujours – un peu coupable – satisfait de cela, tout comme il l’était hier lorsqu’ils sont rentrés à la maison et que Stiles lui a demandé de faire l’amour.

Sa bite remue aux souvenirs, se tortillant contre la jambe de Stiles, mais l’autre continue de dormir.

Scott embrasse son épaule encore et encore, le regardant pour un signe de réveil et quand il n’en voit pas, il commence à se sentir un peu plus audacieux. Il glisse ses doigts le long de son dos vers sa nuque, admirant la chair de poule qui commence à couvrir sa peau, puis il repart en sens inverse. Il hésite juste un moment à la bordure des draps, mais ensuite il continue à aller, découvrant le creux de son dos, la courbe de son cul.

Stiles soupire et Scott se fige un instant, mais il dort encore.

Scott se sent un peu comme un type louche, mais pas assez pour vraiment s’en soucier.

Il repousse les couvertures, admirant la forme nue de Stiles. Il passe deux doigts entre les fesses de Stiles, il veut juste le toucher un peu, tourner autour de son trou, mais ensuite son doigt y glisse sans qu’il essaie vraiment de le faire.

Stiles soupire encore, bouge et Scott reprend sa main en rougissant fort.

« Désolé, désolé, » murmure-t-il, parsemant la peau de Stiles de baisers.

« C’bon, » marmonne Stiles en se déplaçant contre le matelas. « ‘core ».

« Tu n’es même pas encore vraiment réveillé, » dit Scott en l’embrassant à nouveau.

« Je sais… » admet Stiles en souriant, même s’il garde les yeux fermés. « C’bien comme ça. »

« C’est bien pendant que tu dors ? » demande Scott, confus.

« Ouais… » C’est la seule réponse qu’il reçoit et ce n’est peut-être qu’un soupir. « ‘te veux. »

« Quand tu es réveillé, » s’assure-t-il.

Stiles inspire profondément, puis ouvre les yeux et le regarde.

« Scott, » dit-il en essayant clairement de ne pas manger ses mots. « Je te veux… »

Scott ne répond pas immédiatement, de sorte que les yeux de Stiles sont fermés à nouveau quand il le fait.

« Tu veux que je… pendant que tu dors ? »

« J’dors pas, » répond Stiles en soupirant. « Jus’ détendu… »

« Je ne sais pas, tu sembles assez somnolent… »

« Ouais, » admet-il. « Mais ç’va, t’es pas obligé ».

Scott ne répond pas, parce qu’il ne sait pas vraiment quoi dire. Ils n’en ont jamais parlé, pas exactement, même s’ils ont eu beaucoup de rapports sexuels le matin. Mais Stiles a toujours été beaucoup plus éveillé.

Il est également vrai qu’il semble tout à fait convaincu de ce qu’il dit et Scott veut le rendre heureux. Si c’est ce que Stiles veut pour être heureux…

« Tu es sûr ? » demande-t-il encore, parce qu’il doit être sûr.

« Ouais, » dit Stiles en bougeant ses hanches pour s’offrir. « Envie de toi. »

Scott n’est pas assez fort pour dire non.

Il se déplace à califourchon sur Stiles, mais il ne s’assoit pas sur lui ; il reste sur ses coudes pendant qu’il couvre sa nuque et son épaule de baisers et de petites morsures, ses oreilles se remplissant de soupirs satisfaits de Stiles.

« Je t’aime, » murmure-t-il contre sa peau.

Ensuite, il s’assoit sur ses talons, attentif à ne pas s’asseoir sur Stiles. Pour être honnête, il ne sait pas quoi faire. Il n’a pas vraiment l’habitude d’avoir autant de contrôle. Stiles est toujours celui qui fait des choses, demande des choses et suggère des choses ; Scott les accepte parce que Stiles sait exactement jusqu’où il peut pousser, alors il suggère toujours des choses avec lesquelles Scott est d’accord.

Mais maintenant c’est à son tour de faire et de suggérer, et il n’est pas sûr de ce qu’on attend de lui.

« Scott, » murmure Stiles en ouvrant un œil et Scott est immédiatement sur lui, embrassant sa joue puis son cou.

« Je suis là, je suis là, détends-toi… »

Stiles semble vouloir dire autre chose, mais étrangement, il reste silencieux et ferme les yeux à nouveau.

Scott l’embrasse encore et encore parce qu’il aime trop la peau de Stiles pour s’arrêter, mais il commence aussi à lui caresser le dos, le serrant fermement. Il bouge une main entre ses fesses, tournant autour de son trou : encore une fois, le doigt glisse facilement, comme il s’y attendait.

Un doigt devient bientôt deux doigts et tandis que Scott les déplace à l’intérieur de lui, Stiles commence à se frotter paresseusement contre le matelas, haletant sur l’oreiller.

« Ouais ? » demande Scott, parce qu’il a besoin de savoir qu’il va bien même si cela en a déjà l’air.

Stiles soupire une sorte d’accord, probablement pas assez cohérent pour dire quelque chose de plus ; mais c’est suffisant pour Scott.

Il retire sa main en embrassant l’épaule de Stiles à son soupir déçu et prend le lubrifiant qui est tombé hier sur le sol. Il devient de plus en plus clair qu’il n’a pas vraiment besoin de se lubrifier pour le prendre, parce qu’il peut l’accepter même s’il n’utilise rien, mais il le fait quand même.

Maintenant que Stiles ne peut pas vraiment formuler un vrai « non », il fait encore plus attention que d’habitude.

Mais alors il appuie le bout de sa bite contre son anus, Stiles déplace ses hanches vers le haut pour l’accepter plus facilement et il ne peut rien faire d’autre que de le remplir en un seul mouvement rapide.

Cette fois, le soupir de Stiles est repris par celui de Scott.

« Je t’aime, » dit-il encore en commençant à bouger en lui. « Je t’aime tellement. »

« Moi aussi, » murmure Stiles, bougeant aveuglément sa main sur le matelas jusqu’à ce qu’il trouve celle que Scott utilise pour se soutenir.

« Ouais ? » demande Scott en pressant son front entre les omoplates de Stiles et en respirant profondément.

Il ne veut pas venir trop tôt, mais Stiles est si doux, si malléable et il fait ces petites respirations qui sont si différentes des bruits qu’il fait habituellement et toujours si Stiles, Scott ne peut pas s’empêcher de l’aimer.

Et ce qu’il vient juste de dire à propos de l’aimer… ce n’est pas la première fois que Stiles dit ça, pendant le sexe et à beaucoup d’autres moments, mais cette fois, il semble encore plus sincère.

Il réfléchira une autre fois à la raison pour laquelle, exactement, les mots « je t’aime » ou des phrases similaires le rendent dur. En ce moment, il veut juste penser à Stiles, à la façon dont il se met à grincer contre le matelas, apparemment contre son propre contrôle, à la façon dont il soupire son nom comme si c’était une sorte de bénédiction.

« Je t’aime, » répète Scott une troisième fois, avec la douceur du matin qui le rend plus émotif que d’habitude. « Je t’aime tellement. »

Son souffle se coupe dans sa gorge, brisant la dernière phrase, mais Stiles ne semble pas s’en soucier – ou le remarquer, vraiment. Il continue juste de bouger et de soupirer, ses mouvements devenant plus saccadés, les doigts de sa main se serrant plus fort.

« Tu viens ? » demande Scott.

Il essaie de tenir à distance les frissons de plaisir qui parcourent le long de sa colonne vertébrale, de sorte qu’il puisse fixer toute son attention sur Stiles, sur la satisfaction de Stiles, sur l’orgasme de Stiles ; mais c’est difficile de le faire quand il commence à se serrer autour de sa bite.

« Ouais, » bégaie Stiles.

Les doigts de sa main libre se tordent dans les draps, ses orteils se recroquevillent sur le matelas et les muscles de ses épaules sont tendus sous les lèvres de Scott. Scott peut le sentir trembler, peut sentir ses hanches se balancer contre le matelas avec des mouvements non coordonnés.

Scott saisit sa hanche avec sa main libre, utilisant la prise comme levier pour s’enfoncer plus profondément et plus fort dans son corps, tout comme il sait que Stiles l’aime. Stiles commence immédiatement à haleter et gémir plus fort (et plus tard Scott sera heureux que sa mère n’est pas été à la maison avec eux, parce qu’en ce moment, il ne s’en soucie vraiment pas du tout) et ça ne lui prend pas longtemps pour venir avec un frisson qui le secoue tout entier et qui le fait se serrer encore plus fort sur la bite de Scott.

Scott essaie de résister, mais c’est difficile.

Son propre orgasme frappe juste quelques instants après, tandis que Stiles commence à se détendre à nouveau, forçant un autre gémissement surpris hors de lui et un autre frisson.

Scott laisse échapper un souffle frémissant, pressant son front contre le dos de Stiles, embrassant lentement sa peau et léchant sa sueur où il peut l’atteindre sans trop bouger.

« T’as aimé ? » demande-t-il quand il est capable de parler à nouveau.

« Tellement, » répond Stiles, mais ensuite il fait un bruit de protestation.

« Quoi ? » demande Scott surpris et inquiet, se figeant là où il essayait de se retirer.

« Reste, » dit-il. « À l’intérieur. »

« À l’intérieur ? » répète-t-il, mais il le remplit à nouveau.

« À l’intérieur, » confirme Stiles. « Tu peux… dormir sur moi. » marmonne-t-il à nouveau, ses mots se chevauchant presque. « Comme un nœud. »

Scott hésite un instant pour trouver la meilleure façon de dormir sur Stiles comme cela lui a été demandé sans l’écraser sous le poids d’un loup-garou. Au final, il tombe à moitié sur le matelas et à moitié sur Stiles, les jambes emmêlées pour que sa bite reste enfouie en lui – même s’il n’est pas sûr qu’elle y reste longtemps quand elle redeviendra complètement flasque.

« Qu’est-ce qu’un nœud ? » demande-t-il quand il est installé.

« Les loups en ont, » répond Stiles. « Comme ça, le sperme reste à l’intérieur. »

Scott n’est pas sûr de comprendre, mais il sait qu’il est inutile de demander à Stiles une sorte de clarification alors qu’il dort presque à nouveau. Il demandera plus tard, quand ils seront tous les deux plus éveillés.

« Danny aime ça. »

Il essaie de ne pas se figer à la mention de l’autre garçon. Il sait qu’il devrait garder le silence et faire semblant de ne pas avoir entendu, mais il ne peut pas empêcher la façon dont son estomac se serre à la simple mention de ce nom.

« Danny ? » dit-il d’une voix rauque.

« Mh-hm, » confirme Stiles. « Veut qu’tu gardes son sperme. »

Scott ne répond pas parce que Stiles est visiblement plus endormi que réveillé s’il pense que Danny veut Scott même s’il couchait ou avait une sorte de rencontre sexuelle avec Stiles la veille.

Malgré ça, peut-être que Stiles est sûr que c’est le cas ? Il pense que Danny veut Scott ?

Il pense que Scott veut Danny ?

Ils n’en ont jamais parlé. Pour Scott, il était évident que Stiles était le seul – le seul homme, tout d’abord, et maintenant le seul tout court. Il n’a même pas eu besoin d’y penser, de se demander s’il est gay, bisexuel ou quoi… Stiles est le seul.

Mais peut-être que Stiles ne le sait pas ?

« Stiles, » dit-il avant de pouvoir changer d’avis. « Je ne veux personne d’autre que toi. »

Stiles ne répond pas et Scott s’inquiéterait d’avoir fait quelque chose de mal, mais Stiles ne se crispe pas non plus. Il ne réagit pas du tout, vraiment.

« Stiles ? » l’appelle-t-il encore, lui jetant un coup d’œil.

Et puis il gémit, parce que bien sûr, bien sûr, Stiles s’endormirait à nouveau sur ce genre de confession.

« Je ne sais pas pourquoi je t’aime, » avoue-t-il contre sa peau et, dans son sommeil, Stiles fredonne son accord.